Etudiants pas contents, le retour ?

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Eleglin
Berserker ogre
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Message par Eleglin »

On ne peut pas comparer le budget de l'état à celui d'un particulier, ni à celui d'une entreprise. Il y a forcément un endettement structurel (j'ai au moins retenu ça de mes lointains cours de macroéconomie).
Certes, mais qui dit dette, dit "intérêts à payer" et "créanciers à rembourser" un jour ou l'autre.
Par contre, vu les cadeaux fiscaux qu'il a fait en faveur des plus riches, je me demande moi aussi où il compte trouver l'argent.
Le mot magique : "Emprunt".
Tout ça va finir par une augmentation de la TVA... car jamais il ne reviendra sur le bouclier fiscal, la réforme des droits de succession, les remboursement d'intérêts d'emprunt immobiliers, qui nous coûteront chaque année près de 15 milliard d'euros, et profitent à une minorité qui n'en a pas vraiment besoin...
Il préfèrera embaucher 11000 profs en moins (suppression d'options, moins de remplacements, classes surchargées), s'attaquer au service public (qui est l'un des points forts de notre pays, mais qu'il veut détruire au nom de l'ultralibéralisme...).
Très possible.... sauf que, si mes souvenirs sont bons, on a besoin de l'accord des copains de Bruxelles pour faire bouger la TVA, non ?
Réduire les dépenses sur le secteur publique me semble l'option qui conviendra le mieux à ce gouvernement.
"beaucoup de services publics" nécessite "beaucoup de prélèvements", faut bien qu'on les paye! Dans les pays où il y a moins d'impôt, ben tu payes plus tes médicaments, ton médecin. C'est beaucoup moins équitable et ça aggrave les inégalités. C'est juste une question de choix de système...
Sauf que c'est sur le cadis de la Mère Michèle que l'on fait peser le poids des prélèvements, vu que la TVA (l'impôt qui pèse sur les "petits") reste la première source de revenus de l'Etat, et quand on compte la CSG et les autres impots que tous les salariés payent, ça fait quand même bcp.
L'exemple des médicaments n'est pas si bons, vu que les français sont les premiers consommateurs mondiaux mais cela n'est pas forcément correlée à une amélioration de la qualité de vie. Rappelons à cet occasion que nous sommes les champions de la consommation des psychotropes... Comme les gens ne paient pas, prendre du Prozac ou un Smarties c'est du pareil au même...
Le principe d'assurance maladie est un bon principe, mais il faudrait rationnaliser les dépenses de santé.
François Fillon a signé avec Jean-Pierre Finance (le 1er VP de la CPU et président de l'Université Henri Poincaré de Nancy) cette promesse. C'est à dire, que le truc est écrit, planifié et tout et tout. Et les universités ont déja reçu pour beaucoup, les notifications de dotations pour le plan réussite en licence... et c'est pas de la petite somme. Crois-moi. De plus, ces dotations supplémentaires ne sont pas là dans le seul but d'appaiser les pseudo-tensions actuelles.
Il semblerait que cela nous remette à un niveau de dépenses universitaires comparables à celui de nos voisins. C'était certes nécessaire, mais ça me désole de voir que globalement, on a un gouvernement qui dépense un argent qu'il n'a pas et que l'on n'est pas près de voir un excédent budgétaire... :shok:

Les blocages se lèvent au moins ?
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JRR.Tolkien.
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Message par JRR.Tolkien. »

Ma fac est toujours bloquée, et j'espère qu'elle le sera le plus longtemps possible. Pas parce que chui contre cette loi, ni pour, je m'en fous totalement. Je n'ai aucun espoir dans mon avenir étudiant, avec ou sans cette loi.
Au mieux je pourrais dormir plus confortablement en cours, au pire ma filière sera supprimée ^^
Je suis pour le blocage simplement par fainéantise, et j'assume :cool:
Bon, honnêtement, j'ai un petit penchant contre cette loi. Peur de la possibilité de la hausse du cout des inscriptions, ça peut embêter des personnes qui ne roulent pas sur l'or, simplement.
Vala, jmembêtai un peu à cette heure, j'ai eu une envie brusque d'aller sur la couronne de cuivre, et jtombe sur ce topic, j'avais envie d'exprimer un peu une opinion différente (et pessimiste) de la chose ^^

Sur ce portez vous bien et vive Anomen :oui:
"La preuve irréfutable qu'il existe de l'intelligence sur les autres planètes, c'est qu'ils n'ont JAMAIS cherché à entrer en contact avec nous..."

A mort Jaheira ! Je ne cesserai jamais le combat ! Hourra pour Anomen ! Vive lui !
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gogorafido
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Message par gogorafido »

JRR.Tolkien. a écrit :Ma fac est toujours bloquée, et j'espère qu'elle le sera le plus longtemps possible. Pas parce que chui contre cette loi, ni pour, je m'en fous totalement. Je n'ai aucun espoir dans mon avenir étudiant, avec ou sans cette loi.
Au mieux je pourrais dormir plus confortablement en cours, au pire ma filière sera supprimée ^^
Je suis pour le blocage simplement par fainéantise, et j'assume :cool:
Ca au moins c'est de la franchise :ok:
Bon, honnêtement, j'ai un petit penchant contre cette loi. Peur de la possibilité de la hausse du cout des inscriptions, ça peut embêter des personnes qui ne roulent pas sur l'or, simplement.
Vala, jmembêtai un peu à cette heure, j'ai eu une envie brusque d'aller sur la couronne de cuivre, et jtombe sur ce topic, j'avais envie d'exprimer un peu une opinion différente (et pessimiste) de la chose ^^
Un budget étatique qui devrait augmenter plus la possibilité de trouver de l'argent ailleurs (entreprises) et tu as toujours peur que les couts d'inscription augmentent. Bon effectivement cela me semble pessimiste.

J'ai peut être mal lu mais j'ai pas vu qu'on parlait de privatiser les universités. la oui effectivement on pourrait craindre une augmentation du cout des inscriptions vu qu'effectivement une entreprise cherche à rentabiliser un investissement.

La ça me semble être du sponsoring. L'entreprise va filler du blé en espérant que les étudiants formés répondront mieux à son attente. (alors effectivement ca peut soulever le débat sur l'aspect pédagogique).

mais sur l'argent... perso je suis impliqué dans une assoc. Quand on monte une action y a Trois financements :

- l'assoc en elle meme (donc les cotisations), les participants et les partenaires privés.
Quand on a des partenaires privés effectivement y a la possibilité que l'assoc mette moins d'argent, mais si l'assoc continue à mettre la meme somme ca se traduit soit par une baisse du cout de l'inscription, soit par une augmentaiton des moyens de la manifestation. (soit un mix des deux) C'est mathématique.

Après y a effectivement le risque que le partenaire privé "détourne la manifestation" et nous fasse faire ce que l'on n'a pas envie de faire.
Sur ce portez vous bien et vive Anomen :oui:
Porte toi bien, à bas Anomen, vive Nalia
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Elzen
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Message par Elzen »

gogorafido a écrit :J'ai peut être mal lu mais j'ai pas vu qu'on parlait de privatiser les universités. la oui effectivement on pourrait craindre une augmentation du cout des inscriptions vu qu'effectivement une entreprise cherche à rentabiliser un investissement.

La ça me semble être du sponsoring. L'entreprise va filler du blé en espérant que les étudiants formés répondront mieux à son attente. (alors effectivement ca peut soulever le débat sur l'aspect pédagogique).

mais sur l'argent... perso je suis impliqué dans une assoc. Quand on monte une action y a Trois financements :

- l'assoc en elle meme (donc les cotisations), les participants et les partenaires privés.
Quand on a des partenaires privés effectivement y a la possibilité que l'assoc mette moins d'argent, mais si l'assoc continue à mettre la meme somme ca se traduit soit par une baisse du cout de l'inscription, soit par une augmentaiton des moyens de la manifestation. (soit un mix des deux) C'est mathématique.

Après y a effectivement le risque que le partenaire privé "détourne la manifestation" et nous fasse faire ce que l'on n'a pas envie de faire.
Si la source principale de financement d'une l'Université vient d'une entreprise privé, même si sur le papier l'Université n'est pas la propriété de l'entreprise, dans la pratique cela revient exactement au même.
Faire en sorte que la part de l'Etat dans le financement de quelque chose diminue au profit de celle d'intérêts privés, c'est exactement le sens de "privatiser", la dernière fois que j'ai consulté mon dictionnaire (peut-être à quelques paperasses administratives près).

Et c'est peut-être "mathématique" dans le cas d'une petite association de quartier dont les buts et besoins sont très réduits... A niveau de quelque chose d'aussi "gros" qu'une Université, surtout après les regroupements, ça devient moins évident.
Elzen (mon blog, le Livre d'Argent). Statut : Plus ou moins dispo.
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gogorafido
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Message par gogorafido »

ArkSeth a écrit :Si la source principale de financement d'une l'Université vient d'une entreprise privé, même si sur le papier l'Université n'est pas la propriété de l'entreprise, dans la pratique cela revient exactement au même.
Faire en sorte que la part de l'Etat dans le financement de quelque chose diminue au profit de celle d'intérêts privés, c'est exactement le sens de "privatiser", la dernière fois que j'ai consulté mon dictionnaire (peut-être à quelques paperasses administratives près).
pas du tout. Tu privatises l'entreprise demande une rentabilité. via une distribution de dividendes. Tu sponsorises, l'entreprise attend un retour qui nécessairement sera différent.

Et c'est peut-être "mathématique" dans le cas d'une petite association de quartier dont les buts et besoins sont très réduits... A niveau de quelque chose d'aussi "gros" qu'une Université, surtout après les regroupements, ça devient moins évident.
Ah oui?????????????????????????????????? Et en quoi la mathématique et différente????????????????????????????????

Franchement t'augmentes les ressources via l'état et le privé comment mathématiquement tu le traduis par j'augmente donc les droits d'inscription????????????????????

... et je te parle pas d'asso de quartier mais d'assoc reconnue d'utilité publique... mais au pire ca serait une assoc de quartier ca reviendrait au meme.
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Voyageuse
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Message par Voyageuse »

Voici quelques infos données par le collectif "sauvons la recherche", donnant quelques arguments pour, d'autres contre. Après assemblée générale hier, ils condamnent cette loi, avec un appel à grève et manif le 6 décembre...

D'abord, des nouvelles de certaines facs bloquées - et des interventions de CRS :
► Afficher le texte2. Evacuations musclées sur le campus de Grenoble

France 3 - Mobilisation étudiante
29/11/2007 | 14:05 0 commentaire

Voir la vidéo en ligne : Evacuations musclées sur le campus de Grenoble - France 3 Rhône Alpes Auvergne : actualités de l’Ain, Ardèche, Drôme, Isère, Savoie, Allier, Cantal - France 3Situation très tendue à l'Institut d'Etudes Politiques (IEP) et à l'université Mendès-France

Jeudi matin, les forces de l'ordre ont évacué les piquets de grève bloquant l'accès à deux sites du campus grenoblois : la galerie des amphis et l'Institut d'études politiques. L'opération de police a commencé vers 7h et a donné lieu à des bousculades et des scènes de violence... y compris de la part d'un responsable universitaire.
Mercredi, les étudiants grenoblois ont voté pour le blocus. L'université Mendès-France, était bloquée depuis plusieurs jours. Jeudi matin, des étudiants ont tenté de bloquer un second site : celui de l'IEP. Ils ont tenté d'empêcher les étudiants non-grèvistes de pénétrer dans les lieux. La tension est montée et des scènes de violence ont suivi ... jusqu'au geste du directeur de l'IEP, Olivier Ihl. Ce dernier a indiqué qu'il avait été alerté de l'arrivée d'étudiants bloqueurs par le concierge de l'établissement. Sur place, il a affirmé avoir été menacé et insulté par un groupe de jeunes gens. Il a décidé de porter plainte pour "coup et blessure". Les cours ont repris normalement, vers 9h, à l'Institut d'Etudes Politiques.
Sur le campus, où travaillent 45.000 étudiants, la situation restait confuse jeudi matin avec quelques amphis encore bloqués, d'autres fermés à la demande des présidences d'université voulant éviter les dégradations et d'autres encore où les cours se déroulent normalement.
3. Lyon : Après l'intervention des CRS à Bron, les étudiants s'interrogent (29/11/2007 )

UNIVERSITE
Evacuation de Bron par les CRS, la vidéo (29/11/2007 ) : Evacuation de Bron par les CRS, la vidéo - LyonCapitale.fr - l'info de Lyon et de la région Rhône-Alpes en multimédia

A 23h, les CRS sont intervenus sur le campus de Bron, le site périphérique de l'université Lyon 2 pour évacuer les Environ 80 étudiants retranchés dans un amphi. Le blocage a donc tenu 16 jours. Présent sur les lieux, Lyon Capitale a pu suivre l'intervention des forces de l'ordre qui s'est soldée par 13 interpellations.
Lire le récit de la soirée.
Ce jeudi, à 10h30, 900 manifestants selon la police, 1000 selon les participants, ont défilé entre Bellecour et Lyon 2 sur les quais, ferméeadministrativement dans la nuit de mercredi à jeudi. Les manifestants se sont ensuite réfugiés dans un amphithéâtre de l'IEP pour y tenir une assemblée générale. Cette manifestation fait suite à l'évacuation par la police du campus Porte des Alpes à Bron, suite à "l'action gratuité" menée mercredi 28 novembre dans le Leader Price tout proche. Les étudiants ont sorti des chariots de nourriture du magasin pour les emporter jusque dans les locaux de l'université. La présidence a alors demandé à la police d'intervenir, ce qu'elle a fait, avec à la clé 13 personnes mises en garde à vue.
Après l'intervention des CRS à Bron, les étudiants s'interrogent - LyonCapitale.fr - l'info de Lyon et de la région Rhône-Alpes en multimédia



4. Grenoble : Une assemblée générale mouvementée hier sur le campus - Le blocage voté, mais...

Le Dauphine.com Edition du 29/11/2007 - Le Dauphiné Libéré - Le blocage voté, mais...

UNIVERSITÉS :
Une assemblée générale mouvementée hier sur le campus
Le blocage voté, mais...

Ève MOULINIER

SAINT-MARTIN D'HÈRES: D'ordinaire les assemblées générales sur le campus ont tendance à durer. Mais celle d'hier après-midi a battu des records: 4 heures de débats électriques...

Malgré le froid, l'assemblée générale tenue hier, aura duré près de quatre heures.
Quatre heures passées sur le parvis de l'amphi Weil, malgré un froid piquant qui n'a pas découragé les 3 000 jeunes présents.

Tout a commencé avec les prises de paroles habituelles des militants du mouvement estudiantin et des "anti-blocage". Sur l'estrade commune, les premiers ont évoqué « les raisons d'un combat humain qui dépasse la simple loi Pécresse ». « Nous sommes avec les lycéens, avec les cheminots, avec les sans-papiers. C'est une vision de la société que nous défendons ici ». Quant aux seconds, ils ont revendiqué « leur liberté à étudier » et dénoncé « des révolutionnaires qui se trompent de combat ». Monté sur scène, un professeur de l'université Stendhal, Christophe Mileschi, a assuré que de nombreux enseignants soutenaient le mouvement. "Du fait du blocage, nous avons pris le temps de lire cette loi et nous avons vu à quel point elle est mauvaise".

Après les multiples interventions des deux bords _ où Karl Marx a été cité tout comme... Laurent Gerra, où le nom du président de l'Unef, Bruno Julliard, a été sifflé, le vote a finalement eu lieu. Un vote "géographique": les "pour le blocage" devant se serrer à gauche de l'estrade, les "contre" à droite. Très vite, à l'avant, des masses distinctes se sont formées. À l'arrière, en revanche, les rangs étaient très éparpillés, laissant régner une certaine confusion.

Mais le blocage a été voté, notamment après qu'un non-gréviste, monté sur scène, l'a validé. "L'International" a alors retenti. Mais, si les grévistes satisfaits ont vite quitté les lieux, leurs opposants sont restés pour protester contre les conditions de ce vote. « Des étudiants n'avaient pas compris la procédure et n'ont pas pu s'exprimer à temps. Nous réclamons un scrutin avec carte d'étudiant. Nous réclamons la démocratie! ». Et hier soir, alors que certains syndicats appelaient, de leurs côtés, à une « clarification », les dates de vendredi ou lundi étaient proposées pour un nouveau vote.

REPÈRES

UPMF : LA REPRISE DES COURS AUJOURD’HUI
L’information a été publiée hier sur le site internet de l’Université Pierre-Mendès-France : “la conférence des directeurs de composantes réunie aujourd’hui à 16 heures a confirmé la réouverture de l’ensemble des locaux pédagogiques de l’université Pierre Mendes France et la reprise générale des cours : Jeudi 29 novembre à 8 heures”. Quant à l’université Stendhal-Grenoble III, une décision devrait être annoncée cet après-midi.
AILLEURS EN FRANCE
Une grosse trentaine de sites universitaires et unencinquantaine de lycées étaient toujours perturbés hier soir par le mouvement étudiant contre la loi Pécresse sur l’autonomie des universités.
Des références documentaires autour de cette loi LRU : des arguments pour (du ministère), contre, neutres, le débat au sénat,...:
► Afficher le texteLa loi expliquée par le Ministère de l'Enseignement supérieur
• Ce qu’apporte la réforme aux personnels des universités : ce qu’apporte la réforme aux personnels ingénieurs, administratifs, techniques et des bibliothèques / MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE / mercredi 12 septembre 2007. Consulter à l'adresse URL suivante : Ce qu'apporte la réforme aux personnels des universités - Nouvelle Université
Sur ce site intitulé “ Nouvelle université pour l'égalité des chances ” produit par le Ministère et entièrement consacré à la réforme de l'université, on trouve aussi le texte de la loi LRU, des articles explicatifs du texte, les arguments pour sa mise en place, des vidéos où Valérie Pécresse explique la réforme, le calendrier de sa mise en œuvre ainsi que les prochaines étapes de la réforme, les 5 chantiers : conditions de vie, carrières, missions, statuts, réussite en licence. Mais aussi une rubrique “ Ce qu'apporte la réforme aux enseignants-chercheurs ” comprenant un chapitre sur le statut des jeunes chercheurs et des enseignants-chercheurs ”

La loi présentée au Sénat par la commission mixte paritaire
• Compte rendu intégral des débats sous la présidence de M. Christian Poncelet, Libertés et responsabilités des universités : Adoption des conclusions du rapport d'une commission mixe paritaire / SENAT, 1er août 2007, 10 pages. [en ligne] Séance du 1er août 2007 (compte rendu intégral des débats)
Débats de la Commission mixte paritaire qui présentait, en bout de course, la loi devant le Sénat discussion générale et explication de vote. Lire la discussion générale : toutes les remarques sont interessantes y compris celles des sénateurs UMP ou UDF. Remarquez le vocabulaire et les thèmes de préoccupation relevant du vocabulaire économique plutôt que du lexique pédagogique... et au passage l'intervention de Jean-Léonce Dupont (UDF) qui dit " Le futur président pourra donc ne pas appartenir à l'université concernée". Dans ce même paragraphe, les termes "professeurs associés ou invités" signifient, pour ceux qui connaissenet un peu l'université, qu'il pourra même être un professionnel contractuel sur des fonctions d'enseignant (par exemple en tant que PAST). Lire les réserves émises -dans les explications de vote- par les socialistes qui vont voter contre le projet de loi ainsi que par Yves Fréville, sénateur UMP (!) et professeur d'université. Et pour finir, vous rechercherez les modifications qui sont apportées au Code des impôts par la loi LRU...
• Projet de loi relatif aux libertés et responsabilités des universités / Commission mixte paritaire, 1er août 2007. [en ligne] Universités
Lire dans les explications de vote, notamment l'intervention de David Assouline “ Bien entendu, il n'est pas écrit noir sur blanc, dans ce projet de loi, que les universités vont désormais se livrer à une concurrence sauvage. Cependant, des jalons sont posés : l'hyper-présidentialisation, l'affaiblissement de la démocratie, la remise en cause des statuts. ”

Articles critiques de la loi
• Les étudiants dans la rue : une mobilisation bienvenue contre la loi dite LRU / Frédéric NEYRAT, sociologue, Université de Limoges, [en ligne] Mouvements
• Le vrai enjeu est de savoir si la loi LRU augmentera les écarts entre universités [questions posées à Christine Musselin, Directrice du Centre de Sociologie des Organisations] / Mathilde GERARD. Le Monde du 21 novembre 2007. [en ligne] Le Monde.fr : "Le vrai enjeu est de savoir si la loi LRU augmentera les écarts entre universités"
• Le capitalisme français et la question universitaire / Olivier GEBÜHRER, Ivan LAVALLEE. Tribune libre in L'Humanité, 28 Juillet 2007. [en ligne] Le capitalisme français et la question universitaire - l'Humanite ou en ligne sur La lutte des classes entre Ã* l’université
• Réflexion sur l'université française / Esther BENBASSA (Ecole Pratique des Hautes Etudes). Article paru également dans Libération le 13 juin 2007 sous le titre “ Doper le féodalisme... le projet de loi sur l’autonomie risque de renforcer les inégalités entre les universités ”. Suivi d'une réponse de François VATIN. [en ligne] Revue du Mauss permanente
• Université, le grand soir / Thomas LACOSTE. Paris : L'Autre campagne, Sauvons la recherche. Film vidéo de 68 minutes, 2007. [en ligne] l'autre campagne Intervenants : Chritain de Montlibert, sociologue, Université Marc Bloch de Strasbourg (CRESS) ; Anaïs de Courson, comédienne ; Christophe Charles, historien, Université Paris I Panthéon-Sorbonne ; Jacqueline Heinen, sociologue, Université de Versailles ; Eric Herbert, physicien, Université Denis-Diderot Paris VII ; Sophie Pochic, sociologue, CNRS / EHESS-ENS ; Daniel Steinmetz, chimiste, Génie chimique Toulouse, syndicat des Travailleurs de la recherche scientifique ; Bernard Convert, sociologue, Université Lille I (CLERCE) ; Hélène Combes, politiste, Université Paris I Panthéon-Sorbonne ; René Bagorski, conseiller confédéral CGT chargé des activités de la formation initiale et continue ; Frédéric Neyrat, sociologue, Université de Limoges (GRESOC).

Mise en contexte de la loi
• Cahier des charges établi en vue de l'élargissement des compétences des universités prévu par la loi relative aux libertés et responsabilités des universités / H. Guillaume, M. Brabant, C. Leca, C. Reboul, D. Revelin, IGAENR / Inspection Générales des Finances, octobre 2007, 20 pages. [en ligne] https://www.igf.minefi.gouv.fr/ (rubrique les rapports en ligne / les rapports par année / 2007)
“ La loi n° 2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités prévoit que, dans un délai de cinq ans à compter de sa publication, toutes les universités bénéficient de nouvelles responsabilités en matière budgétaire et de gestion des ressources humaines. Elle dispose en outre que, indépendamment des volets budgétaire et de gestion des ressources humaines qui sont liés, et sans qu’un calendrier spécifique soit fixé en la matière, l’Etat peut transférer aux universités qui en font la demande la propriété des biens mobiliers et immobiliers qui leur sont affectés ou qui sont mis à leur disposition. (...) L’objet de ce “ Cahier des charges ” est ainsi de définir les critères permettant d’apprécier la capacité d’une université à assumer les nouvelles compétences prévues par la loi et à en tirer le plus grand parti. Ce document est volontairement centré sur les travaux à mener par les universités en vue de la réforme. ”. Avis : document un peu technique qui aborde le seul point de vue financier mais qui se lit assez facilement. Voir notamment le chapitre sur la gestion de la paye des personnels.

Réactions, appels ou motions d'université
• Le CNESER estime que le projet de loi est inacceptable en l’état. Motion votée lors de la séance du 22 juin 2007. [en ligne] Le CNESER estime que le projet de loi est inacceptable en l'état - [Pour une université démocratique]
• Appel des Cordeliers : pour une politique de service public pour l’enseignement supérieur et la recherche . [en ligne] Appel des Cordeliers
• L’appel de l’université de Paris VIII Vincennes-St Denis, vendredi 16 novembre 2007. [en ligne] Appel de l'université Paris 8 - Solidarité-grèves
• Pour une réforme progressiste de l'université / Philippe CORCUFF (maître de conférences de science politique à l'IEP de Lyon. Le Monde, 22 novembre 2007. [en ligne] Le Monde.fr : Pour une réforme progressiste de l'université, par Philippe Corcuff
• Derrière les réformes, quels services publics ? Appel émanant d'enseignants-chercheurs de l'ENS. [en ligne] http://storage.canalblog.com/97/66/383613/19326610.pdf

En marge de la loi LRU
• Pour une université vraiment ouverte… / Frédéric NEYRAT, sociologue, Université de Limoges . [en ligne] Pour une université vraiment ouverte… Frédéric Neyrat
• Sans théorie de la relativité, pas de GPS / Cédric FOELLMI. Le Monde, 3 novembre 2007. [en ligne] Le Monde.fr : Sans théorie de la relativité, pas de GPS, par Cédric Foellmi
Coup de gueule sur le (difficile) financement de la recherche par un astronome au Laboratoire d'astrophysique de Grenoble. Avis : style élégant et fluide avec humour en prime.
• Penser la crise de l'université (et de la recherche) : premières réactions / Alain CAILLÉ. Revue du MAUSS permanente, 15 novembre 2007. [en ligne] Revue du Mauss permanente
• Dix questions sur l'autonomie des universités / Alison CARTIER. Observatoire Boivigny : 13 novembre 2007. [en ligne]
Dix questions sur l'autonomie des universités
Questions : C'est quoi une fac autonome ? ; Pourquoi le gouvernement tient-il tant à réformer l'université ? L'application de la loi va-t-elle entraîner une privatisation des universités, même partielle ? Les diplômes seront-ils conçus par et pour les entreprises ? L'Etat se désengage-t-il des universités ? Se dirige-t-on vers un système d'universités à deux vitesses ? Est-ce une réforme libérale de droite ? La réforme donne-t-elle trop de pouvoirs aux présidents d'université ? Va-t-il y avoir une augmentation des frais d'inscription ? Que se passera-t-il si la loi sur l'autonomie des universités est retirée à la suite des manifestations ?
• Regards sur l'enseignement supérieur et l'action culturelle des Etats-Unis : l'autonomie au service de la diversité / SENAT, rapport n° 239 du 14 février 2007, 47 pages. Adresse URL : Regards sur l'enseignement superieur et l'action culturelle des Etats-unis : l'autonomie au service de la diversité
Texte d'introduction au rapport : “ La commission des affaires culturelles [du Sénat] a effectué une mission sur la côte Est des Etats-Unis en septembre 2006 de façon à apporter l'éclairage d'un exemple étranger, souvent présenté comme modèle, dans deux débats qui sont au coeur de l'actualité politique. L'organisation de l'enseignement supérieur américain est radicalement différente de la nôtre. Là où le système français, étroitement contrôlé par l'Etat, ne laisse aux universités qu'une autonomie limitée, les Etats-Unis laissent à des mécanismes proches de celui du marché le soin de réguler un système où les établissements disposent d'une entière liberté dans le recrutement et la rémunération de leurs professeurs, dans la sélection de leurs étudiants et jusque dans la collation des diplômes. La délégation en a retiré l'impression que ce système, si différent du système français, était cependant confronté aux mêmes défis : celui de l'économie de la connaissance, qui impose d'élever le niveau global de la formation de sa population, celui de la mondialisation qui accentue les phénomènes de compétition internationale, et celui de l'intégration des personnes issues des milieux défavorisés, et en particulier des minorités ethniques. ”.

Divers
• Lettre d’orientation pour le Contrat quadriennal 2009-2012 / Université Paris-Dauphine, 12 novembre 2007, 11 pages. [en ligne] http://storage.canalblog.com/90/05/383613/19326503.pdf
• Lettre de l’OFCE n° 292 : J-L Gaffard, “ L’enseignement supérieur en France. Analyse économique d’un effondrement (implosion) et des moyens d’une (re)naissance ”, 9/11/2007, 4p.. [en ligne] http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/lettres/292.pdf
Une analyse “ économiciste ” qui éclaire à sa façon les enjeux de la loi LRU. Extrait de l’introduction : “ Le discours convenu insiste sur la nécessité de mettre en place un petit nombre d’établissements d’excellence, richement dotés et recrutant les meilleurs étudiants et les meilleurs chercheurs. Si nul ne peut contrevenir à cette exigence, autre chose est de considérer la nature et l’ampleur de l’aggiornamento nécessaire des institutions. Faut-il se limiter à créer des niches d’excellence à partir de l’existant ou faut-il envisager une réforme d’ensemble du dispositif universitaire ? Le propos de ce qui suit est de répondre à cette question en ayant recours aux catégories de l’analyse économique. ”



Qu'en est-il du milliard d'euros promis?
"Où l’on verra pourquoi l’affirmation qu’il y aurait cette année un milliard de plus cet année pour les universités est une tromperie."
► Afficher le texte7. Madame la Ministre : votre milliard est postiche, votre autonomie de carême, vos promesses de Gascon

Par Henri Audier, le 28 novembre 2007

Madame la Ministre,

Quel que soit le brillant de vos interventions, rien ne vous autorise à mentir délibérément à la communauté que vous êtes censée défendre, et au-delà à tout le pays. "Le milliard de plus pour l’université" que vous annoncez dans tous les médias est inexistant, fictif, postiche.

En effet, le site de votre ministère annonce 922 millions (M&#8364 ;) de plus pour l’enseignement supérieur en 2008. Vous calculerez facilement que pour les 12,5 milliards de crédits universitaires, une augmentation de 2% (dus à l’inflation) représente 250 millions ; la croissance en euros constants n’est plus que de 672 M€. Si vous lisez le "jaune" du budget, préparé par vos services, vous vérifierez que 289 M€ sont embolisés pour "financer l’évolution de la masse salariale en 2007" et que 200 M€ de la ligne "constructions universitaires" sont un simple rattrapage de crédits de paiement sur quelques chantiers. S’il est bien que l’Etat paye ses dettes, il ne s’agit en rien de mesures nouvelles. Celles-ci s’élèvent en réalité à 183 M€ (+1,4 %), et non pas un milliard (2). Pas de quoi pavoiser quand on connaît le retard, et quand on voit que notre voisin britannique prévoirt des augmentations annuelles de 10%. Ce d’autant qu’un calcul similaire conduit pour la recherche publique, sans laquelle il n’y a pas d’enseignement de haut niveau à une croissance strictement nulle, qui se traduira, compte tenu de l’inflation et des réserves obligatoires (rarement restituées), par une diminution nette !

C’est donc une autonomie de carême que vous avez octroyée aux universités : zéro emploi créé, des crédits de recherche qui ne suivent pas l’inflation et une misère pour améliorer le premier cycle. Alors, comment vous croire quand vous affirmez, sans création d’emplois, que la dépense par étudiant des universités sera portée au niveau de celle des grandes écoles ? Par des heures supplémentaires, en diminuant plus encore, le temps de recherche des enseignants-chercheurs ? Où sera la disponibilité, pour un suivi individualisé, d’enseignants croûlant sous les heures de cours ? Où sera la modernité de leur enseignement s’ils n’ont plus de temps pour faire de la recherche ?

Et comment vous croire, Madame la Ministre, quand vous annoncez un milliard de plus par an jusqu’en 2012, 15 milliards "en cumulé" (c’est la même chose, mais cela fait plus riche) quand "le milliard 2008" ne vaut en réalité que 183 millions ? Pour être crédible, Madame la Ministre, il serait temps de négocier avec ceux qui enseignent, avec ceux qui cherchent, avec tous ceux qui font marcher journellement l’université, et pas seulement ceux qui y étudient ou ceux qui l’administrent. Ce sont plus de cent mille professionnels que vous ignorez superbement. Il suffirait de décréter un moratoire sur la loi LRU, de mettre tout le monde autour de la table, sans séparer enseignement et recherche, et de remettre à plat tous les problèmes.

Nous y sommes prêts. Et vous ?

Henri Audier


SLR - Madame la Ministre*: votre milliard est postiche, votre autonomie de carême, vos promesses de Gascon
Voilà pour les infos...
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gogorafido
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Message par gogorafido »

ouais ca au moins c'est documenté.

pour le déblocage des facs. toujours regrettable de devoir faire appel à la force. Mais je considère personnellement que le droit de faire grève s'arrête la ou commence celui de ne pas la faire.

Autant je trouve intolérable d'empécher les gens de faire grève autant je trouve insupportable que les grévistes empèchent les non grévistes de bosser ou d'aller en cours... c'est à mon avis un fondement de la démocratie.

le reste est super intéressant et mérite une lecture et une réflexion approfondie.

Sur le terrain ils en sont ou les syndicats étudiants?
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Elzen
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Message par Elzen »

Je refuse de Troller face à quelqu'un qui accueille mes arguments avec des "Ah oui ?" suivits d'un surnombre à peine croyable de points d'interrogations, surtout lorsqu'il s'agit de prouver mathématiquement des choses qui n'entrent pas dans le domaine des mathématiques, et à plus fortes raisons lorsqu'il faut presque lui coller des sources externes sous le nez pour qu'il accepte de considérer ce que l'on lui dit.

Dans quelque chose d'aussi complexe qu'une Université, les besoins financiers deviennent rapidement tels qu'une augmentation même importante du budget, dans un soucis d'équité, se répartit entre les différents secteurs d'activité, ce qui fait (mathématiquement) qu'au final, l'augmentation de faits n'est pas si importante. Les besoins d'un tel ensemble se répartissent de telle manière qu'une diminution du coût de l'inscription est loin d'être la priorité première.
De plus, la loi ne prévoit aucune augmentation des ressources. La loi prévoit que les besoins financiers augmentent par l'ajout de charges (la propriété du terrain), et que le privé puisse éventuellement intervenir dans le financement. L'augmentation des coûts d'inscription est une conséquence reconnue par tous ceux qui se sont penchés sur le sujet. Ils s'accordent simplement pour dire qu'elle ne sera pas aussi extravagante que certains essayent de nous le faire croire.

D'autre part, mon dictionnaire me donne "Privatisation: n.f. Action de transférer au domaine de l'entreprise privée ce qui était du ressort de l'État. Privatisation d'un service plublic." C'est précisément (quoique partiellement seulement) l'objet de la réforme. Concernant une éventuelle attente de rentabilité, voire de bénéfice, on y pense probablement parce que les précédents de privatisation concernait des secteurs où la rentabilité et les bénéfices étaient déjà le but.
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Folken
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Message par Folken »

ArkSeth a écrit : De plus, la loi ne prévoit aucune augmentation des ressources. La loi prévoit que les besoins financiers augmentent par l'ajout de charges (la propriété du terrain), et que le privé puisse éventuellement intervenir dans le financement. L'augmentation des coûts d'inscription est une conséquence reconnue par tous ceux qui se sont penchés sur le sujet. Ils s'accordent simplement pour dire qu'elle ne sera pas aussi extravagante que certains essayent de nous le faire croire.



De manière objective, tous ceux qui ont réellement planché sur le sujet... c'est à dire au bas mot, plus d'une centaine de gens concernés par ce sujet et qui connaissaient bien la question, pnt estimé que le projet de loi était globalement bon... d'autant plus depuis les denrières avancées fournies par la mnisitre de l'enseignement supérieur et le premier ministre.

je ne sais pas où tu as pu entendre que "L'augmentation des coûts d'inscription est une conséquence reconnue par tous ceux qui se sont penchés sur le sujet." ... elle augmentera... mais pas plus que le pain, l'énergie, le coût de la vie en général.



Pour ceux qui cherchent à ce documenter, voici ici le lien de deux émissions radio à télécharger, consacrées à la LRU :

La première, enregistrée, le 1er octobre dernier, avec pour invité Jean Pierre Finance, 1er vice-président de la CPU

La deuxièmeenregistré mercredi dernier, sur le même thème, avec pour invité François Le Poultier, président de l'université Nancy 2. Celle ci a le désavantage d'être plus axée sur notra acutalité locale, mais comporte des passages très intéressants sur la loi. Je vous conseille d'y jeter l'oreille, c'est très instructif.

Source (prêchons quand même pour notre paroisse : Fréquence Fac, où la rubrique info vous informe plutot bien des débats en Lorraine.



_____________________________

Parenthèse : conséquence ou non de cette crise, on a appris ce soir la démission de Bruno Julliard de la présidence de l'UNEF "pour raisons personnelles". Le syndicat a été quelque peu éprouvé par cette crise qui est désaprouvée par une grosse majorité de ses adhérents selon un récent vote interne... Je tâche de vous retrouver les chiffres exacts.
Pensez à la fonction recherche avant de poster

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Eleglin
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Message par Eleglin »

Je refuse de Troller face à quelqu'un qui accueille mes arguments avec des "Ah oui ?" suivits d'un surnombre à peine croyable de points d'interrogations, surtout lorsqu'il s'agit de prouver mathématiquement des choses qui n'entrent pas dans le domaine des mathématiques, et à plus fortes raisons lorsqu'il faut presque lui coller des sources externes sous le nez pour qu'il accepte de considérer ce que l'on lui dit.
Hem, pourtant tu postes quand même. :gign: *sort vite*
Cependant il n'a jamais été question d'augmenter les droits d'inscription. En tout cas, je ne vois de lien entre une réforme (qui augmente ou pas les ressources des universités) et une augmentation des droits d'inscription. Le problème est un fake qui a été rajouté par certains militantistes pour faire grossir leurs troupes. Effectivement, quand on dit qu'on va toucher aux sous-sous des gens, y'a plus de monde dans les manif'... :bomb:
"Privatisation: n.f. Action de transférer au domaine de l'entreprise privée ce qui était du ressort de l'État. Privatisation d'un service plublic." C'est précisément (quoique partiellement seulement) l'objet de la réforme. Concernant une éventuelle attente de rentabilité, voire de bénéfice, on y pense probablement parce que les précédents de privatisation concernait des secteurs où la rentabilité et les bénéfices étaient déjà le but.
Faux. Il n'a jamais été question d'ouvrir le capital des universités aux entreprises privées. Pourquoi un service public ne pourrait chercher des fonds de sponsoring ? Un service public est-il condamné à être déficitaire pour que ses usagers se disent que c'est "public" parce "sans moyens" ? :shok:
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Elzen
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Message par Elzen »

Je maintiens que toutes les analyses (pour autant que je puisse en juger, objectives) que j'ai entendu sur le sujet ont retenu une augmentation très probable du coût des inscriptions, le plus souvent en réponse à ceux qui nous annonçaient probablement à tord que les prix allaient tripler, et sur le mode du "Oui, ça va augmenter. Mais largement pas autant que ça."
A titre indicatif, l'inscription en Master pour l'Université de Rouen coûte environ 420€, il est prévu que si la loi passe (et si nous avons la chance de la voir toujours ouverte), elle passe à environ 550€. Désolé si je n'achête pas assez souvent du pain pour remarquer des hausses de plus d'un quart du prix d'un coup... Pour les tickets de bus, en tout cas, c'est moins brusque que ça.

Et cela m'a toujours étonné aussi qu'on puisse citer mot pour mot un dictionnaire, et que des gens puissent répondre "Faux." M'aurait-on menti, et certaines personnes ici seraient-elles plus compétentes que des gens dont c'est le boulot pour juger du sens des mots ? Je sais que c'est probablement juste un problème de quote mal placée, mais tout de même, ça diminue un peu la crédibilité de de l'argument, penses-y ;)
Il ne s'agit pas de transférer le capital du public au privé, il s'agit d'ouvrir la manière de le constituer du public au privé. D'où ma remarque: ce n'est pas une privatisation dans les textes, mais dans les faits, ça y ressemble beaucoup. Il n'y a aucune raison pour qu'un service public ait intérêt à être déficitaire, et il ne devrait pas y en avoir non plus à ce qu'il ait intérêt à faire du gros bénéfice. Mais simplement, je ne penses pas qu'il faille avoir avoir un esprit hors du commun dans un sens ni dans l'autre pour se rendre compte que pour que le service public reste public, il faut que la part de ressources qu'il tire du privé soit la plus réduite possible.
Là encore, je cite mon prof de la dernière fois, avec la LRU, il ne faudra pas s'étonner si des facs sont re-nommées avec des noms comme "Université Matmut - Renault".
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Message par Ben-jXX »

Je vous arrête tout de suite sur un point: une université n'est pas une entreprise, elle n'a pas de capital, elle a un budget. Dans ses conditions, je ne vois pas trop comment on peut parler de privatisation.
Téléchargez donc ce superbe perso pour SOA... Et celui-ci pour TOB !
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Message par Elzen »

D'où ma remarque initiale:
ArkSeth a écrit :c'est exactement le sens de "privatiser" (...) à quelques paperasses administratives près
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Voyageuse
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Message par Voyageuse »

Restons zen...

Concernant l'augmentation des frais inscriptions : ça pourrait être une conséquence, à moyen terme, du fait d'une mise en concurrence des facs : les plus cotées pourraient être tentées d'augmenter les tarifs, non? Ou simplement, celles qui ont moins de moyens financiers (car moins de sponsors...) pourraient être obligées de les augmenter pour faire face aux dépenses... C'est à l'état de mettre de garde-fous pour éviter ça, il faut qu'il reste le seul à fixer les frais d'inscription.

En fait, tout dépend du budget que l'état continuera à consacrer aux universités : si celui-ci ne baisse pas et couvre tous les besoins, l'argent privé ne sera qu'un "plus". Il permettra par exemple de subventionner certaines recherches : pas de la recherche "fondamentale", en général, plutôt de la recherche "appliquée" avec à la clé des brevets bien juteux... Les écoles d'ingénieurs, qui ont déjà cette possibilité, font peu de recherche fondamentale (et d'après ce que j'en ai vu, ceux qui s'y consacrent ont des labos avec nettement moins de moyens que ceux qui font de la recherche rentable...).

Si l'argent public n'est pas suffisant pour que les facs restent autonomes, alors là on assistera à toutes les dérives dont on a déjà parlé.
Il faudra donc bien surveiller à l'avenir le budget alloué aux universités, qui était déjà insuffisant, qui ne doit absolument pas baisser, et même augmenter puisque leurs charges augmenteront (puisqu'elles sont maintenant propriétaires de leurs locaux).

Je m'inquiète plus des changements dans la gouvernance des universités, avec un fonctionnement moins démocratique. Le rôle du président est nettement renforcé. Le mode de recrutement des enseignants et chercheurs est pas mal transformé, on encourage les emplois contractuels au lieu des titulaires, et la commission chargé de les sélectionner ne sera plus composée de personnes compétentes dans la discipline en question. Enfin, j'ai bien peur qu'on demande aux chercheurs des "résultats" concrets et qu'on donne un budget préférentiellement aux secteurs rentables pour les entreprises qui subventionneront la fac... Là aussi, il faut des garde-fous...

Je pense que cette loi présente des risques potentiels (tout dépend des gardes fous instaurés) plus important que les rares bénéfices attendus...
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Message par Eleglin »

Concernant les frais d’inscription, la ministre a réaffirmé que :
• les textes actuels ne seraient pas modifiés et que l
es frais d’inscription ne seront pas augmentés.
• que les
frais d’inscription illégaux pratiqués par 60% des universités ont été supprimés suite à la demande de l’UNEF.

source : UNEF

Même eux estiment que les "affirmations" (garanties) de la ministre sont déjà suffisants. Que demande le peuple ?
Une radicalisation des mouvements anti-LRU, alors même que le gouvernement a fait des concessions, risque de faire passer tout ça pour une manoeuvre politique. Et même si je n'aime pas Sarko, je n'aimerai pas qu'on pousse trop le bouchon et que l'opinion publique finisse par le soutenir...
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Message par Elzen »

Comme je l'ai dit, je ne suis pas sûr que l'UNEF puisse honnêtement se prétendre représentant du mouvement étudiant opposé à cette loi étant donné qu'au départ, ils étaient d'accord. Ils sont peut-être le syndicat étudiant majoritaire, mais ce n'est pas pour autant qu'ils sont autant en accord avec la majorité que c'était le cas 'au départ".

Ceci dit, même si je trouve que c'est s'embarquer dans le mauvais sens du chemin, si on nous donne de solides garanties pour que ça se passe bien, je ne suis pas contre non plus. Le problème principal, pour moi, reste les menaces de fermetures de facs qui plannent encore, et comme Voyageuse, ce changement de gouvernance m'inquiête encore beaucoup.

Et je trouve quand même particulièrement étrange qu'on puisse taxer péjorativement les mouvements d'opposition à la politique du gouvernement de "manoeuvres politiques"... Evidemment, que c'est politique, ces grêves, vu que c'est la politique qui les a déclenchées!

Concernant ce cher Sarko, à priori, l'opinion publique le soutient déjà, vu le temps qui s'est écoulé depuis qu'il a été élu.
Désolé pour la métaphore sinistre, mais un innocent condamné à mort à tord ne va pas se laisser exécuter juste pour garder l'opinion publique de son côté.
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Message par Folken »

ArkSeth a écrit :Comme je l'ai dit, je ne suis pas sûr que l'UNEF puisse honnêtement se prétendre représentant du mouvement étudiant opposé à cette loi étant donné qu'au départ, ils étaient d'accord. Ils sont peut-être le syndicat étudiant majoritaire, mais ce n'est pas pour autant qu'ils sont autant en accord avec la majorité que c'était le cas 'au départ".
L'UNEF ne veut absolument pas se prétendre comme représentant du mouvement étudiant, vu que officiellement, au niveau national, elle ne le soutient pas.

Après, l'unef, c'est une fédération composée de plein de couleurs... au niveau local, certains étudiants étiquettés unef ne suivent pas la voie indiquée par leur futur-ex président, Bruno Julliard (souvent ce sont les groupes réputés les plus à gauche, ne nous le cachons pas.) ...Ce qui peut expliquer en partie la démission de Julliard d'ailleurs, mais là on en saura sans doute plus lundi.

Et il semble d'ailleurs que la majorité des représentants de ce syndicat soient pour la loi. (je retrouve toujours pas ces satanés chiffres de vote)
Ceci dit, même si je trouve que c'est s'embarquer dans le mauvais sens du chemin, si on nous donne de solides garanties pour que ça se passe bien, je ne suis pas contre non plus. Le problème principal, pour moi, reste les menaces de fermetures de facs qui plannent encore, et comme Voyageuse, ce changement de gouvernance m'inquiête encore beaucoup.

Et je trouve quand même particulièrement étrange qu'on puisse taxer péjorativement les mouvements d'opposition à la politique du gouvernement de "manoeuvres politiques"... Evidemment, que c'est politique, ces grêves, vu que c'est la politique qui les a déclenchées!
Non mais quand on a deux doigts de dignité, on attend pas 4 mois pour déclencher les hostilités... parce que là, niveau légitimité du mouvement, vous pouvez repasser.%.. Tout pareil, le mouvement commençait à s'essoufler, et miracle ! voila que les troupes dans les rues se sont mises à doubler de nouveau parcequ'on faisait appel aux lycéens, histoire de faire croire aux médias que le mouvement est encore très soutenu dans les facs... foutaise.

Pour la gouvernance, là où il y a du mieux c'est que cette loi donne le pouvoir aux universités de décider elles-même du chemin qu'elles doivent emprunter. Comprenez par là qu'elles n'auront plus besoin d'en référer à un guguss du gouvernement qui n'y connait absolument rien. Donc carément mieux. Après, les conseils ont été réduit, mais au pro-rata, la part de représentation étudiante n'a pas diminué tant que ça.
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Message par Elzen »

Si l'UNEF ne se prétend pas représentant du mouvement, pourquoi est-ce que, comme le laisse entendre Eleglin, le mouvement devrait s'arrêter parce que eux considèrent que c'est réglé ?

Pour cette histoire de délai, il vient du fait que des étudiants en vacances ne se préoccupent peut-être justement pas assez de politique. Le mouvement anti-LRU a commencé dès que les étudiants ont apprit que la LRU existait et ce qu'elle impliquait.
Par chez moi, en tout cas, ce ne sont pas les Étudiants qui sont allés chercher les Lycéens. Leur arrivée tardive "dans la bataille" est peut-être due aux mêmes raisons. Quant à savoir si le mouvement est toujours soutenu dans les facs... Toujours à niveau local, il l'est encore pas mal chez moi, en tout cas.
On en revient au sujet de départ, d'ailleurs, à savoir que ce n'est pas parce que les gugusses qui font grêve pour le plaisir de faire grêve font un peu trop parler d'eux qu'il n'y a pas un vrai mouvement derrière.

Pour le reste, même s'il a la grande lacune que tu viens de citer et à propos de laquelle je suis parfaitement en accord avec toi (les types à qui on en réfère n'y connaissent pas forcément grand chose), le fait de devoir en référer à quelqu'un garantit au moins un semblant d'équivalence entre ce qu'on apprend dans les différentes facs, ce qui est pour moi plutôt positif.
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Message par Voyageuse »

Un article intéressant, paru dans Le Monde le 22/11, qui donne le point de vue des personnels et enseignants et rappelle les dangers de ce changement de gouvernance:

Loi LRU: la parole des présidents


Un article sur les accusations de récupération politique (et non, ce mouvement n'est pas une manipulation des anar et autres extrêmes-gauche), paru sur le site de Lyon2 :
► Afficher le texte30.11.2007

Qui récupère quoi?

Depuis le début du mouvement, beaucoup d’universitaires, certains étudiants et des présidents d’université, relayés par certains médias, laissent entendre que le mouvement étudiant est la manifestation d’extrémistes de gauche, de « khmers rouges »… Certains s’interrogent même sur un noyautage du mouvement par les anarchistes ou d’autres courants, bref croyant à une récupération politique de revendications étudiantes.
Il y a certes des drapeaux agités, des syndicats engagés officiellement (UEC – SUD – FSE) mais leurs adhérents sont peu nombreux et même, de nombreuses fois, les tribunes d’AG et les commissions sont composées de non-syndiqués. La récupération politique est donc très faible, voire rejetée parfois dans beaucoup d'AG, en témoignent les exclusions de l'UNEF, par exemple.
Cependant, ce dont on parle moins, c'est la récupération par les Présidents d'universités, de décisions prises en AG. L'exemple le plus criant se trouve à Lyon 2. Lundi 19 et jeudi 22 a été décidé en AG l'organisation du vote à bulletins secrets. Seulement, autant sur TLM que sur 20 Minutes, c'est le Président, M. Journès, qui se voit gratifier de cette initiative, lui qui n'est jamais venu à aucune AG... Il faut donc souligner que l'image des étudiants est détournée, dépréciée au profit de l'opportunisme mais surtout grâce aux réseaux de la présidence. En effet, de par cette fonction, la porte médiatique et l'entourage dont elle bénéficie entraînent la ripidité de sa possibilité de réaction à l'information...
La vérité n'est pas donc pas forcément ommise pas les médias; il faut peut-être se réinterroger sur la manière de la collecter, de l'interpréter, et finalement, de la traiter?
Et je reste persuadée que le principal problème n'est pas le sponsoring privé (surtout s'il y a des garde-fous concernant les droits d'inscription - merci Eleglin). De plus en plus, j'ai plutôt l'impression que l'accent est volontairement mis là-dessus par les politiques pour cacher le principal : le changement de gouvernance (hyperprésidentialisation) et le glissement de status des profs et chercheurs (moins de fonctionnaires, plus de contractuels, et pour avoir vécu les deux je peux vous garantir que ce n'est pas du tout le même statut!).

Ils avaient utilisé la même stratégie pour la loi sur l'immigration : focaliser le débat sur les test ADN pour que le reste passe sans problème...
Ici, je pense que c'est la même chose, et qu'on se trompe de cible en se focalisant sur cet apport d'argent privé : ce n'est pas là le principal danger de cette loi. D'ailleurs, le gouvernement va sans problème mettre des garde-fous (concernant le budget, les frais d'inscription) pour arrêter la mobilisation, mais le reste de la loi ne sera pas mis en cause (et là, aucun garde-fou ne peut suffire : il faut abroger certains articles).
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Message par Elzen »

C'est effectivement un peu la spécialité de notre gouvernement de nous faire râler sur une chose pour en faire passer une autre. DADVSI pendant la crise du CPE en est un autre exemple...
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Message par Eleglin »

sauf que la DADVSI est plus ou moins passé, mais pas le CPE... du moins pas encore.
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Message par Elzen »

Le CNE est passé, par contre.
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Message par Eleglin »

La période de deux ans durant laquelle l'employeur n'a pas à justifier le licenciement a été remise en cause le 14 novembre 2007 par l'Organisation internationale du travail.
Le rapport, préparé par un comité tripartite (employeurs, salariés et gouvernements), a été adopté par consensus par le conseil d'administration de l'OIT.
Le comité indique notamment être « dans l'incapacité de conclure (...) qu'une durée aussi longue que deux ans soit raisonnable ». Il conclut donc « qu’il n’existe pas de base suffisante pour considérer que la période de consolidation peut être assimilée à une « période d’ancienneté requise » d’une durée « raisonnable », au sens de l’article 2, paragraphe 2 b), justifiant l’exclusion des travailleurs concernés de la protection de la convention pendant cette durée ». Il invite « par conséquent le gouvernement, en consultation avec les partenaires sociaux, à prendre les mesures s’avérant nécessaires pour garantir que les exclusions de la protection, prévues par la législation mettant en oeuvre la convention (nº 158) sur le licenciement, 1982, soient pleinement conformes à ses dispositions ». Il ajoute enfin qu'un contrat de travail ne peut être rompu « en l'absence d'un motif valable ».
Cette décision était attendue depuis de longs mois, suite à la réclamation adressée en août 2005 à l'Organisation internationale du travail par le syndicat FO. Le gouvernement de M. de Villepin était parvenu à faire reporter, à deux reprises, le jugement de l'OIT. La réponse, initialement attendue en novembre 2006, puis mars 2007, avait été reportée à novembre 2007.
Divers journaux avaient annoncé dès le 23 octobre 2007[18],[19] que l'Organisation internationale du travail se préparait à condamner le CNE comme contraire à la Convention n°158 de l'OIT.
cf Wikipedia.

Ce qui laisse à penser que le CNE et le CPE seront bientôt des concepts définitvement enterrés...
Au moins, il y'aura une raison de moins de manifester dans les rues plus tard. Enfin peut-être, car il me semble que pendant la campagne, Sarko avait parlé de remanier le CDI... :shok:
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gogorafido
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Message par gogorafido »

J'ose à peine vous dire ou sarko va trouver l'argent pour l'université

Bercy annonce la cession de 2,5% à 3,7% du capital d'EDF - Yahoo! Actualités

En vendant une partie d'EDF.

La bonne nouvelle c'est que ca devrait passer sans hausse de la TVA du coup.
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Voyageuse
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Message par Voyageuse »

Le problème c'est qu'il y avait un engagement de l'état à rester au-dessus d'un certain pourcentage du capital d'EDF (et en tout cas de rester majoritaire). Je ne sais pas où ça en est... mais à mon avis c'est dans tous les cas une erreur de privatiser EDF et de libéraliser le secteur de l'électricité (c'est trop tard pour réagir, de toute façon, l'ouverture à la concurrence a déjà eu lieu récemment).

De toute façon, la manoeuvre paraît claire : ne serait-ce pas un moyen de désolidariser les mouvements des fonctionnaires, des régimes spéciaux et des universités? Prendre aux uns pour donner aux autres... Alors qu'il aurait été si simple et si équitable de revenir sur le bouclier fiscal...
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Eleglin
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Message par Eleglin »

D'après la news de Gogo', l'Etat resterait TRèS largement majoritaire !
Entre 81% et 78%, on va pas chipouiller.. d'autant plus si cela rapporte quelques milliards. Tant que l'Etat conserve plus de 51% des actions, il reste le principal décisionnaire...
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gogorafido
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Message par gogorafido »

Je suis aussi circonspect sur l'intéret de libéraliser le secteur de l'énergie. La France à freiné des quatre fers et a fini par lacher.

Après, il ne tient qu'a nous (enfin ceux qui étaient contre ca) de rester chez EDF/ GDF. Perso je viens de déménager et je me suis fait un plaisir de me réabonner chez EDF / GDF. (par contre j'ai fini par dégager France télécom).

Pour le bouclier fiscal
Document sans titre

C'est une mesure qui empèche un contribuable de payer en impot (revenu, ISF, taxes focnières et d'habitation) plus de 60% de son revenu.

A titre personnel je n'en bénéficie pas (erf) sur le plan de l'équité ca ne me semble pas déraisonnable (pensez y en terme de temps sur l'année 60% du revenu ca fait le revenu de janvier à début aout qui part en imposition (hors TVA, CSG) bon... faut peut être arrêter la.

En bénéficie les Très Très riches (qui restent quand meme à 60% du coup) et les "victimes" de la hausse de l'immobilier (c'est les services fiscaux qui tapent à la porte du savoyard et qui lui disent "vous savez que vos voisins ont venu un chalet comme le votre (on est au bas de courchevel) à un industriel anglais pour 3M d'euros? va falloir penser à l'ISF)... soit au final pas grand monde.

Tout ca pour dire pour revenir au sujet que je doute que l'instauration du Bouclier fiscal coute beaucoup d'argent à l'état et qu'en tout état de cause c'est pas sa suppression qui financerait les universités.

ce qui me gène aussi dans la cession partielle d'EDF c'est que c'est une ressource par définition exceptionnelle. l'état n'a plus beaucoup d'entreprises à vendre et à moment donné il faudra bien trouver autre chose.
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Rodriguez Alcanzar
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Message par Rodriguez Alcanzar »

De toute façon, la France était bien obligé de privatiser l'EDF/GDF, ça fait partie des décisions de l'Union Européenne. Ils vont pas tardé non plus à privatiser la SCNF, ça fera une poche à sousous supplémentaire en cas de besoin.
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Voyageuse
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Message par Voyageuse »

@ gogorafido :
je doute que l'instauration du Bouclier fiscal coute beaucoup d'argent à l'état et qu'en tout état de cause c'est pas sa suppression qui financerait les universités
Là, je dois te contredire : la dernière estimation que j'ai lue (sur wikipedia) chiffrait le coût du bouclier fiscal à 810 millions d'euros. Il y aurait potentiellement 93000 bénéficiaires. Pour l'instant, seuls 2398 contribuables ont demandé à en bénéficier, et ont touché en moyenne 50000 € de "trop perçu". La riche héritière des Galeries Lafayette a touché, elle... 7,7 millions d'euros!
810 millions par an de cadeaux aux plus riches, et il lui faut un milliard par an pour l'université! Il lui suffisait de supprimer ce bouclier fiscal pour en avoir une grande partie...
Et comme tu le dis, vendre un morceau d'EDF pour cette année, ça lui sauve la mise, mais l'an prochain?

Pour nous tous qui avons des revenus normaux, ça nous paraît énorme de donner 50% de nos revenus (oui, ce n'est plus 60% mais 50% depuis août 2007), mais pour ceux qui vivent de rentes accumulées, héritées? Sachant que les revenus boursiers ne sont pas pris en compte dans le total des revenus (seules les plus-values le sont; mais pas certaines plus-values immobilières)... Par contre, les cotisations sociales sont prises en compte dans le total des impôts... Bref, même s'ils payaient 80% de leurs revenus, il leur resterait largement assez pour vivre! La plupart ne sont pas des "pauvres paysans de l'île de Ré", pour lesquels on aurait pu agir de manière plus ciblée.

Pour financer les facs, on aurait pu aussi éviter la réforme des droits de succession, qui représente un manque à gagner de 400 millions d'euros pour l'état, et là aussi, bénéficie à peu de personnes : les plus riches ; elle est, à mon avis, encore plus contestable que le bouclier fiscal.
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Eleglin
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Message par Eleglin »

Cependant, même si ses vils capitalistes et rentiers ont tout plein de deniers susceptibles de renflouer les caisses de l'Etat, il ne faut pas oublier qu'il y'a tout plein de moyens pour se soustraire aux méchants impôts... le déménagement étant une méthode très facile étant donné, par exemple, la libre circulation des biens et des personnes. Et puis, il est si facile de déménager quand on en a les moyens, hein.
à trop vouloir prendre d'un coup, on peut très bien perdre plus qu'il n'y a à gagner. Sans vouloir jouer au jeu du dumping fiscal, il ne faudrait pas non plus jouer au sabordage fiscal... :gign:

Tous les partis politiques ne sont pas forcément satisfaits par l'application actuelle de l'ISF, dont l'UMP, l'UDF et même un certain nombre de personnes du PS (dont certains ont pourtant créé ces impots)
Il n'y a actuellement que le Parti Communiste et la LCR qui seraient pour un durcissement de l'impôt, ce qui est très joli d'un point de vue "idéologique" si on regrette le temps de la Révolution Française (Tête des Nobliots au bout d'une pique, redistribution des biens des Riches à de Nouveaux Riches.. parce que bon le communisme n'a jamais été appliqué dans aucun pays... ) mais pas si intéressant que cela dans les faits.
Verrouillé

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