[Lieu] Les portes de Manost
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Toujours tourné vers Morgon, le garde le dévisageait avec perplexité. Ce nom-là ne lui disait rien, et pourtant, à en croire la réaction de l'étranger et son indéniable charisme, il aurait dû. Le manostien répondit avec embarras.
- Je n'ai pas entendu parler de vous, monsieur, ni en bien ni en mal. Je ne doute pas que ce ne sera jamais qu'en bien. Quoi qu'il en soit, Manost est terre d'asile. Vous cherchiez le bureau des citoyennetés? Il faut s'adresser au Palais administratif. Vous pouvez circuler; je vous souhaite la bienvenue.
Le garde se tourna enfin vers les deux nouveaux venus - curieux comme les gens arrivaient toujours au poste par vagues. L'allure de ces deux-là l'inquiéta un peu; cela sentait le roubard ou l'assassin à plein nez.
- En ville, il est coutume de demander de circuler les armes au fourreau... mais aussi le visage découvert.
- Je n'ai pas entendu parler de vous, monsieur, ni en bien ni en mal. Je ne doute pas que ce ne sera jamais qu'en bien. Quoi qu'il en soit, Manost est terre d'asile. Vous cherchiez le bureau des citoyennetés? Il faut s'adresser au Palais administratif. Vous pouvez circuler; je vous souhaite la bienvenue.
Le garde se tourna enfin vers les deux nouveaux venus - curieux comme les gens arrivaient toujours au poste par vagues. L'allure de ces deux-là l'inquiéta un peu; cela sentait le roubard ou l'assassin à plein nez.
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Tiruliell Fei'masheren
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Le regard planté dans celui du garde, le petit-homme sourit puis tire d'un coup sec sur les cordelettes nouées sur son torse. Les deux petites arbalètes s'éffondrent sur le sol. Frohibu enlève alors ses bottes une à une en tapant fort dessus pour en faire tomber quelques trainées de sable fin et deux petites dagues. Enfin, d'un geste lent et avec beaucoup de précaution il retire du noeud qui attache ses cheveux, une pointe de plume d'écriture au manche de bois. D'un coup sec il tire sur le manche du petit objet faisant aparaître une pointe en fer, et la laisse tomber sur le chemin avec ses autres affaires.
- Je crois que ça sera tout pour moi. Mais si vous aviez le teint plus frais et quelques atouts féminins je vous en aurais montrer un peu plus, ajouta t il en remettant ses bottes et en adressant un grand sourire au garde.
Tiruliell laisse échapper un rire grave en voyant son petit compagnon faire le pitre. Les petites-gens sont vraiment exhubérant, mais de si bonne compagnie. Son regard sombre fixe de nouveau le garde.
- Je vous prie de nous excusez, sir. La toux fait se vouter un peu plus l'homme en noir. Nous ne savions pas quel acceuil nous recevririons en arrivant à cette cité. Et nous en sommes toujoures pas certain, mais puisque vous insistez, alors voici.
L'homme vêtu de noir déroule délicatement la partie du tissu couvrant son visage. Quelques mèches de cheveux blanc tombent sur ses épaules. Ses traits de visages sont fins et droits. De légère rides parcheminent sa peau. Elle est blanche, presque laiteuse, mais semble avoir brûlée par endroit. Une marque rugeuse en haut à gauche de son front descend jusqu'à sa mâchoire. Ses oreilles pointues, son regard sombre aux reflets violet et sa fine corpulence l'apparente à une race elfique. Cependant quelques tâches noires sont dispercées à partir du haut de son cou, et semble s'étendre plus bas.
- Rien de contagieux, n'ayez crainte. Je ...
Voyant son ami s'éssoufler, Frohibu prend la parole
- Il est théologien, continue le petit homme en souriant, du moins de passion personnel. Quand à moi je suis, son scribe si vous voulez. Nous sommes amis depuis quelques décennies, seulement ce vieux bougre vieilli moins bien qu'un robuste gaillard comme moi, alors je lui prête service et la langue.
Mais tout ça serait bien mieux raconter assis sur les tabourets d'une taverne. Je n'ai pas encore besoin d'un bâton de marche pour ma part, ajoute Frohibu en ricannant, mais le mal de dos guette les veillards de toute race.
La curiosité attiré par l'homme qui venait d'entrer dans la cité et semblait bien agité aux yeux du petit-gens, Frohibu reste un instant distrait avant de reprendre sa pose torse bombé et tête haute vers le garde.
L'elfe qui regardait dans le vague le chemin, s'appuyant des deux mains sur son bâton, lève le regard vers le garde. Les épaisseurs de tissu noir relachées, dévoile un peu mieux l'arabesque de blanc et de noir sur sa nuque et sa gorge, mais encore des brûlures.
- Quand vous le permettrez, dit il d'une voix grave en désignant la partie du tissu noir qui couvrait son visage. Les éléments me mordent la peau.
- Je crois que ça sera tout pour moi. Mais si vous aviez le teint plus frais et quelques atouts féminins je vous en aurais montrer un peu plus, ajouta t il en remettant ses bottes et en adressant un grand sourire au garde.
Tiruliell laisse échapper un rire grave en voyant son petit compagnon faire le pitre. Les petites-gens sont vraiment exhubérant, mais de si bonne compagnie. Son regard sombre fixe de nouveau le garde.
- Je vous prie de nous excusez, sir. La toux fait se vouter un peu plus l'homme en noir. Nous ne savions pas quel acceuil nous recevririons en arrivant à cette cité. Et nous en sommes toujoures pas certain, mais puisque vous insistez, alors voici.
L'homme vêtu de noir déroule délicatement la partie du tissu couvrant son visage. Quelques mèches de cheveux blanc tombent sur ses épaules. Ses traits de visages sont fins et droits. De légère rides parcheminent sa peau. Elle est blanche, presque laiteuse, mais semble avoir brûlée par endroit. Une marque rugeuse en haut à gauche de son front descend jusqu'à sa mâchoire. Ses oreilles pointues, son regard sombre aux reflets violet et sa fine corpulence l'apparente à une race elfique. Cependant quelques tâches noires sont dispercées à partir du haut de son cou, et semble s'étendre plus bas.
- Rien de contagieux, n'ayez crainte. Je ...
Voyant son ami s'éssoufler, Frohibu prend la parole
- Il est théologien, continue le petit homme en souriant, du moins de passion personnel. Quand à moi je suis, son scribe si vous voulez. Nous sommes amis depuis quelques décennies, seulement ce vieux bougre vieilli moins bien qu'un robuste gaillard comme moi, alors je lui prête service et la langue.
Mais tout ça serait bien mieux raconter assis sur les tabourets d'une taverne. Je n'ai pas encore besoin d'un bâton de marche pour ma part, ajoute Frohibu en ricannant, mais le mal de dos guette les veillards de toute race.
La curiosité attiré par l'homme qui venait d'entrer dans la cité et semblait bien agité aux yeux du petit-gens, Frohibu reste un instant distrait avant de reprendre sa pose torse bombé et tête haute vers le garde.
L'elfe qui regardait dans le vague le chemin, s'appuyant des deux mains sur son bâton, lève le regard vers le garde. Les épaisseurs de tissu noir relachées, dévoile un peu mieux l'arabesque de blanc et de noir sur sa nuque et sa gorge, mais encore des brûlures.
- Quand vous le permettrez, dit il d'une voix grave en désignant la partie du tissu noir qui couvrait son visage. Les éléments me mordent la peau.
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- Vous pouvez le remettre, conclut le garde en s'efforçant de réprimer un rictus vaguement dégoûté. Je vous remercie, vous pouvez passer. Je reste à votre disposition si vous cherchez votre chemin.
Sur ces mots il s'en alla noter ces deux nouvelles entrées sur son registre. Vie monotone que celle qu'il menait aux portes... heureusement qu'il y avait des roulements réguliers dans la garde pour éviter que les mêmes soldats ne s'installent définitivement à ce poste, il y avait là de quoi rouiller rapidement les meilleures armures.
Sur ces mots il s'en alla noter ces deux nouvelles entrées sur son registre. Vie monotone que celle qu'il menait aux portes... heureusement qu'il y avait des roulements réguliers dans la garde pour éviter que les mêmes soldats ne s'installent définitivement à ce poste, il y avait là de quoi rouiller rapidement les meilleures armures.
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Arthurius le Paladin
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Après un long voyage harrassant, le jeune paladin arrive enfin aux portes de la ville. Il s'avance alors, admirant avec crainte et respect ce qu'il considère comme une ville sainte.
"Par Helm... Nous y voila enfin... Manost... Bon, comment entrer..."
Il regarde alors les gardes, et décide de s'avancer près d'eux, et d'une voix mal assurée, il dit:
"Euh... Bonjour. Ce serait pour entrer dans la ville..."
"Par Helm... Nous y voila enfin... Manost... Bon, comment entrer..."
Il regarde alors les gardes, et décide de s'avancer près d'eux, et d'une voix mal assurée, il dit:
"Euh... Bonjour. Ce serait pour entrer dans la ville..."
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Un jeune garde se détacha du groupe pour lui répondre, le sourire aux lèvres.
- Bonjour Messire. Pourriez-vous m'en dire un peu plus sur vous-même? Je dois enregistrer votre nom et vos armes sur mon registre de passage. Et comme vous m'avez l'air un peu perdu... si vous me dites ce que vous cherchez... je peux vous renseigner, aussi!
- Bonjour Messire. Pourriez-vous m'en dire un peu plus sur vous-même? Je dois enregistrer votre nom et vos armes sur mon registre de passage. Et comme vous m'avez l'air un peu perdu... si vous me dites ce que vous cherchez... je peux vous renseigner, aussi!
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Arthurius le Paladin
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Le garde hocha la tête. Si Torm était bien l'allié de Helm, il n'en allait pas toujours ainsi de leurs clergés, qui avaient tendance à se défier les uns des autres, cultivant une sourde rivalité un peu absurde du reste.
- Je vois. Eh bien, en attendant de trouver une situation plus stable, vous pourrez vous reposer au Loyal paladin, je suppose. Je vous souhaite un bon séjour.
Et le garde fit signe à ses compagnons de laisser passer le nouveau venu, qu'il inscrivit à son tour sur son registre. Il se fit un instant la réflexion qu'ils devraient songer à demander une commission à Titoeil Debeurré vu le nombre de voyageurs qu'ils lui envoyaient bien régulièrement.
- Je vois. Eh bien, en attendant de trouver une situation plus stable, vous pourrez vous reposer au Loyal paladin, je suppose. Je vous souhaite un bon séjour.
Et le garde fit signe à ses compagnons de laisser passer le nouveau venu, qu'il inscrivit à son tour sur son registre. Il se fit un instant la réflexion qu'ils devraient songer à demander une commission à Titoeil Debeurré vu le nombre de voyageurs qu'ils lui envoyaient bien régulièrement.
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Arthurius le Paladin
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Quête: Rapports diplomatiques
C'était une nuit de nouvelle lune particulièrement sinistre, de celles qui donnaient rapidement le bourdon aux sentinelles en poste sur les remparts de la Cité Bénie. Que pouvait-on guetter dans cet aveuglement? Quel paysage pourraient-ils détailler pour se tromper l'ennui? Comment ne pas se faire surprendre en cas d'attaque?
Et c'était pire encore pour les deux gardes aux pieds des gigantesques portes... immobiles et bientôt glacés, ils s'efforçaient d'oublier combien d'heures leur restait avant la relève. Une heure après le coucher du soleil, Manost fermait ses portes. Il arrivait souvent de malheureux attardés qui se voyaient refoulés pour la nuit, mais rarement quand la nuit s'était autant avancée...
Si engourdis qu'ils soient, les gardes ne purent retenir un sursaut en entendant le pas des voyageurs. Deux voyageurs isolés. Qui venaient. Ils ne distinguaient que deux ombres... Le plus prompt à réagir se redressa et lança non sans nervosité:
- Les portes sont closes, étrangers! Revenez au lever du soleil.
Mais les deux inconnus ne s'interrompirent pas pour si peu. Ils allaient lentement, mais sûrement, d'une démarche assez mal assurée, l'un derrière, qui marchait d'un pas de zombie, l'autre devant, boîteux comme un vieux mage.
L'un des deux hommes entra dans le halo des torches, révélant ainsi une chevelure blanche, un teint d'ébène, un corps d'aventurier mal en point et deux yeux amusés de la surprise de son interlocuteur, qui ne l'avait pas vu sur le registre des sorties.
- Vous me remettez? Conduisez-nous au poste de garde, et faites-nous chercher un prêtre, je vous prie.
Les gardes obtempérèrent sans retard aux ordres du conseiller, les conduisant au-delà de la première enceinte, jusqu'au poste de garde. On envoya un homme réveiller un prêtre au temple. Pendant ce temps, Lothringen saisit un tabouret et s'assit près d'un brasero, exténué. La marche n'avait pas été longue, mais en dépit du retrait du projectile, du pansement de fortune de Mornagest et de l'appui de son bâton, il avait eu des élancements de douleur à hurler. Ce qu'il n'avouerait pas, bien sûr.
C'était une nuit de nouvelle lune particulièrement sinistre, de celles qui donnaient rapidement le bourdon aux sentinelles en poste sur les remparts de la Cité Bénie. Que pouvait-on guetter dans cet aveuglement? Quel paysage pourraient-ils détailler pour se tromper l'ennui? Comment ne pas se faire surprendre en cas d'attaque?
Et c'était pire encore pour les deux gardes aux pieds des gigantesques portes... immobiles et bientôt glacés, ils s'efforçaient d'oublier combien d'heures leur restait avant la relève. Une heure après le coucher du soleil, Manost fermait ses portes. Il arrivait souvent de malheureux attardés qui se voyaient refoulés pour la nuit, mais rarement quand la nuit s'était autant avancée...
Si engourdis qu'ils soient, les gardes ne purent retenir un sursaut en entendant le pas des voyageurs. Deux voyageurs isolés. Qui venaient. Ils ne distinguaient que deux ombres... Le plus prompt à réagir se redressa et lança non sans nervosité:
- Les portes sont closes, étrangers! Revenez au lever du soleil.
Mais les deux inconnus ne s'interrompirent pas pour si peu. Ils allaient lentement, mais sûrement, d'une démarche assez mal assurée, l'un derrière, qui marchait d'un pas de zombie, l'autre devant, boîteux comme un vieux mage.
L'un des deux hommes entra dans le halo des torches, révélant ainsi une chevelure blanche, un teint d'ébène, un corps d'aventurier mal en point et deux yeux amusés de la surprise de son interlocuteur, qui ne l'avait pas vu sur le registre des sorties.
- Vous me remettez? Conduisez-nous au poste de garde, et faites-nous chercher un prêtre, je vous prie.
Les gardes obtempérèrent sans retard aux ordres du conseiller, les conduisant au-delà de la première enceinte, jusqu'au poste de garde. On envoya un homme réveiller un prêtre au temple. Pendant ce temps, Lothringen saisit un tabouret et s'assit près d'un brasero, exténué. La marche n'avait pas été longue, mais en dépit du retrait du projectile, du pansement de fortune de Mornagest et de l'appui de son bâton, il avait eu des élancements de douleur à hurler. Ce qu'il n'avouerait pas, bien sûr.
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- Mornagest
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[Quête : rapports diplomatiques]
Tandis qu'ils se réchauffaient près du feu, Mornagest reprenait peu à peu du poil de la bête. Il affichait une moins grise mine qu'auparavant. Il n'en était pas à sourire - loin s'en fallait - mais son regard redevenait actif, et il grognait de temps à autre lorsqu'on lui adressait la parole.
Il s'était efforcé de se vider l'esprit de ses noires pensées, certain qu'elles reviendraient au pire moment. Quoiqu'il n'existait sans doute aucun bon moment pour ressasser ce genre de tortures mentales. A présent, il ne pensait qu'à une chose : la chaleur de ce foyer, le réconfort après une nuit sans repos, après un combat exténuant.
Lorsque le prêtre arriva, il ne savait trop par lequel des deux blessés commencer, au vu de son air indécis. Immédiatement, Mornagest annonça :
"Soignez d'abord mon ami. Il a beaucoup souffert de sa blessure."
Puis il indiqua de la main la cuisse du conseiller, dont le pansement de fortune semblait noirci et rigidifié par le sang coagulé, malgré sa tentative d'enrayer l'hémorragie.
Alors que le prêtre s'exécuta sans plus attendre, le mélandien réalisa alors qu'il avait utilisé un vocable qu'il pensait ne plus jamais entendre passer ses lèvres. Ami... comme s'il avait juré, il rougit subitement, de honte, d'embarrassement. Le drow avait été un compagnon d'armes plus qu'honorable, et l'avait aidé malgré le monde qui opposait leurs idéaux. Malgré leurs différences. Par bonté d'âme.
Mornagest secoua la tête. Cela ne pouvait être. L'amitié, la bonté, n'étaient pas faites pour lui. Impossible qu'il connaisse ces sentiments, ces sensations. Son coeur l'en empêcherait à tout jamais. Il avait souffert, autrefois, de voir mourir sa seule amie, son amour. Pas deux fois.
Tandis qu'ils se réchauffaient près du feu, Mornagest reprenait peu à peu du poil de la bête. Il affichait une moins grise mine qu'auparavant. Il n'en était pas à sourire - loin s'en fallait - mais son regard redevenait actif, et il grognait de temps à autre lorsqu'on lui adressait la parole.
Il s'était efforcé de se vider l'esprit de ses noires pensées, certain qu'elles reviendraient au pire moment. Quoiqu'il n'existait sans doute aucun bon moment pour ressasser ce genre de tortures mentales. A présent, il ne pensait qu'à une chose : la chaleur de ce foyer, le réconfort après une nuit sans repos, après un combat exténuant.
Lorsque le prêtre arriva, il ne savait trop par lequel des deux blessés commencer, au vu de son air indécis. Immédiatement, Mornagest annonça :
"Soignez d'abord mon ami. Il a beaucoup souffert de sa blessure."
Puis il indiqua de la main la cuisse du conseiller, dont le pansement de fortune semblait noirci et rigidifié par le sang coagulé, malgré sa tentative d'enrayer l'hémorragie.
Alors que le prêtre s'exécuta sans plus attendre, le mélandien réalisa alors qu'il avait utilisé un vocable qu'il pensait ne plus jamais entendre passer ses lèvres. Ami... comme s'il avait juré, il rougit subitement, de honte, d'embarrassement. Le drow avait été un compagnon d'armes plus qu'honorable, et l'avait aidé malgré le monde qui opposait leurs idéaux. Malgré leurs différences. Par bonté d'âme.
Mornagest secoua la tête. Cela ne pouvait être. L'amitié, la bonté, n'étaient pas faites pour lui. Impossible qu'il connaisse ces sentiments, ces sensations. Son coeur l'en empêcherait à tout jamais. Il avait souffert, autrefois, de voir mourir sa seule amie, son amour. Pas deux fois.
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Rejoignez Melandis, la Cité du Chaos
La biographie de Mornagest ainsi que ses quêtes et sa couleur RP #6C84FF ; la biographie de Henk et sa couleur RP #3BBB34
"Ne vous imaginez pas être différente de ce qu'il eût pu sembler à autrui que vous fussiez ou eussiez pu être en restant identique à ce que vous fûtes sans jamais paraître autre que vous n'étiez avant d'être devenue ce que vous êtes." (Lewis Caroll)
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- Lothringen
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Quête: Rapports diplomatiques
Quand un vivant quel qu'il soit disait être proche de lui, tenir à lui ou désirer lui apporter son aide, Lothringen toujours défiant se tenait sur ses gardes, en soupçonnant que ce ne serait pas gratuit. Il n'avait pas oublié Dorson.
Mais quand un mélandien se proclamait son ami, Lothringen entrevoyait en un éclair une multitude de complications plus ou moins périlleuses, susceptibles de l'entraîner à terme aux pieds des dieux comme au seuil de sa propre mort... Il n'avait pas oublié Seina.
Si les paroles de Mornagest le surprirent, il était bien trop épuisé pour ne pas apprécier l'attention ; c'était un réel soulagement que de voir le prêtre prier pour obtenir la guérison de sa blessure. Au terme de l'imploration, il sentit peu à peu ses chairs se reformer, sa plaie se clore, ses douleurs s'évanouir. Guéri par les pouvoirs de Helm...
Quelle ironie! Il ne s'y ferait jamais.
Le prêtre enchaîna sur Mornagest tandis que le semi-drow faisait quelques pas pour tester sa jambe toute neuve. Plus besoin de bandage, plus besoin de bâton. En revanche, la fatigue s'était répandue dans chacun de ses muscles.
Il avisa la citadelle de la Lame d'Argent, là-haut sur son promontoire. Traverser tout Manost dans le petit vent glacial, au plus fort de la nuit, pour retrouver un palais désert à cette heure où il lui faudrait réveiller tout le monde pour espérer souper... cela ne faisait guère rêver.
A l'inverse, il pouvait deviner, en contrebas, beaucoup plus proches et reconnaissables entre toutes, les lumières animées du Loyal. L'auberge restait ouverte jusque tard dans la nuit. Elle avait des chambres, un service impeccable, des baquets d'eau chaude... Ainsi qu'un aubergiste auquel Lothringen n'avait pas rendu visite depuis bien trop longtemps. Le semi-drow découvrit soudain combien le quartier animé du port, son ancien domicile, lui manquait. Il fallait qu'il revoie Titoeil. Maintenant.
Il regarda enfin les hommes qui l'entouraient. Comme l'helmite venait de guérir Mornagest, il le remercia et le laissa retourner à sa cellule du temple. Puis il se tourna vers le mélandien:
- Qu'allez-vous faire à présent? Rentrer à l'ambassade, j'imagine? Pour moi, je crois que je vais plutôt finir le peu de nuit qu'il me reste dans une auberge un peu moins éloignée. Je vous y invite si cela vous tente, ajouta-t-il en souriant; après tout, je vous ai promis de l'eau chaude.
Quand un vivant quel qu'il soit disait être proche de lui, tenir à lui ou désirer lui apporter son aide, Lothringen toujours défiant se tenait sur ses gardes, en soupçonnant que ce ne serait pas gratuit. Il n'avait pas oublié Dorson.
Mais quand un mélandien se proclamait son ami, Lothringen entrevoyait en un éclair une multitude de complications plus ou moins périlleuses, susceptibles de l'entraîner à terme aux pieds des dieux comme au seuil de sa propre mort... Il n'avait pas oublié Seina.
Si les paroles de Mornagest le surprirent, il était bien trop épuisé pour ne pas apprécier l'attention ; c'était un réel soulagement que de voir le prêtre prier pour obtenir la guérison de sa blessure. Au terme de l'imploration, il sentit peu à peu ses chairs se reformer, sa plaie se clore, ses douleurs s'évanouir. Guéri par les pouvoirs de Helm...
Quelle ironie! Il ne s'y ferait jamais.
Le prêtre enchaîna sur Mornagest tandis que le semi-drow faisait quelques pas pour tester sa jambe toute neuve. Plus besoin de bandage, plus besoin de bâton. En revanche, la fatigue s'était répandue dans chacun de ses muscles.
Il avisa la citadelle de la Lame d'Argent, là-haut sur son promontoire. Traverser tout Manost dans le petit vent glacial, au plus fort de la nuit, pour retrouver un palais désert à cette heure où il lui faudrait réveiller tout le monde pour espérer souper... cela ne faisait guère rêver.
A l'inverse, il pouvait deviner, en contrebas, beaucoup plus proches et reconnaissables entre toutes, les lumières animées du Loyal. L'auberge restait ouverte jusque tard dans la nuit. Elle avait des chambres, un service impeccable, des baquets d'eau chaude... Ainsi qu'un aubergiste auquel Lothringen n'avait pas rendu visite depuis bien trop longtemps. Le semi-drow découvrit soudain combien le quartier animé du port, son ancien domicile, lui manquait. Il fallait qu'il revoie Titoeil. Maintenant.
Il regarda enfin les hommes qui l'entouraient. Comme l'helmite venait de guérir Mornagest, il le remercia et le laissa retourner à sa cellule du temple. Puis il se tourna vers le mélandien:
- Qu'allez-vous faire à présent? Rentrer à l'ambassade, j'imagine? Pour moi, je crois que je vais plutôt finir le peu de nuit qu'il me reste dans une auberge un peu moins éloignée. Je vous y invite si cela vous tente, ajouta-t-il en souriant; après tout, je vous ai promis de l'eau chaude.
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[Quête : rapports diplomatiques]
L'ambassadeur n'avait guère envie de regagner ses pénates si impersonnelles, si froides, à l'ambassade qui lui était attribuée désormais. Peu habitué au luxe, ce qu'il avait entrevu du bâtiment l'avait laissé froid, préférant mille fois l'ambiance chaude et animée d'une bonne taverne emplie de rustres pathétiques, certes, mais tellement moins ennuyeuses que les couloirs incessants d'une administration emplie de gens encore plus ennuyeux.
Rendant brièvement son sourire au conseiller, Mornagest répondit :
"Chose promise, chose due. Une bonne auberge rustique n'est pas pour me déplaire, qui plus est. Les draps de soie, très peu pour moi."
Il se leva également de sa chaise et se lança dans une série d'étirements afin de rendre sa souplesse à son dos courbé par la douleur désormais disparue. Pratique, les prêtres, finalement...
"A moins que ma présence ne vous dérange ? J'ai... gâché notre dernière visite de taverne..." Il souriait presque à l'évocation de ce souvenir qui lui était pourtant douloureux. Masquer sa peine lui demandait des efforts, mais il n'avait pas envie d'encore l'étaler devant Lothringen. A quoi bon ? Il savait qu'il avait souffert, et c'était réciproque, d'ailleurs.
L'ambassadeur n'avait guère envie de regagner ses pénates si impersonnelles, si froides, à l'ambassade qui lui était attribuée désormais. Peu habitué au luxe, ce qu'il avait entrevu du bâtiment l'avait laissé froid, préférant mille fois l'ambiance chaude et animée d'une bonne taverne emplie de rustres pathétiques, certes, mais tellement moins ennuyeuses que les couloirs incessants d'une administration emplie de gens encore plus ennuyeux.
Rendant brièvement son sourire au conseiller, Mornagest répondit :
"Chose promise, chose due. Une bonne auberge rustique n'est pas pour me déplaire, qui plus est. Les draps de soie, très peu pour moi."
Il se leva également de sa chaise et se lança dans une série d'étirements afin de rendre sa souplesse à son dos courbé par la douleur désormais disparue. Pratique, les prêtres, finalement...
"A moins que ma présence ne vous dérange ? J'ai... gâché notre dernière visite de taverne..." Il souriait presque à l'évocation de ce souvenir qui lui était pourtant douloureux. Masquer sa peine lui demandait des efforts, mais il n'avait pas envie d'encore l'étaler devant Lothringen. A quoi bon ? Il savait qu'il avait souffert, et c'était réciproque, d'ailleurs.
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Quête: Rapports diplomatiques
Etonnant comme Mornagest demeurait focalisé sur un incident que le semi-drow aurait sans cela remisé depuis longtemps dans un recoin de sa mémoire. Il avait pleuré en évoquant la mort de sa bien-aimée, et alors? Comme s'il avait honte d'avoir ressenti quelque chose. Ou plutôt, non. Comme si tout venait de là...
- Si votre présence me dérangeait, j'aurais tout simplement oublié de vous faire cette proposition, railla Lothringen avec son habituelle franchise. D'ailleurs, cette auberge-là devrait vous plaire mieux que l'autre; elle n'est pas toujours plus fréquentable, mais on y développe une autre vision du commerce...
Cela lui faisait penser que la Taie Dorée, sa prostitution et son lotus noir avaient quelques soucis à se faire. Enfin, il s'en occuperait plus tard. Le lendemain. Pour l'heure, il songeait surtout à son estomac, à sa crasse, et à son vieil ami Titoeil. Et il était curieux de voir le mélandien dans ce décors si familier pour lui...
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http://www.baldursgateworld.fr/lacouron ... post135519
Etonnant comme Mornagest demeurait focalisé sur un incident que le semi-drow aurait sans cela remisé depuis longtemps dans un recoin de sa mémoire. Il avait pleuré en évoquant la mort de sa bien-aimée, et alors? Comme s'il avait honte d'avoir ressenti quelque chose. Ou plutôt, non. Comme si tout venait de là...
- Si votre présence me dérangeait, j'aurais tout simplement oublié de vous faire cette proposition, railla Lothringen avec son habituelle franchise. D'ailleurs, cette auberge-là devrait vous plaire mieux que l'autre; elle n'est pas toujours plus fréquentable, mais on y développe une autre vision du commerce...
Cela lui faisait penser que la Taie Dorée, sa prostitution et son lotus noir avaient quelques soucis à se faire. Enfin, il s'en occuperait plus tard. Le lendemain. Pour l'heure, il songeait surtout à son estomac, à sa crasse, et à son vieil ami Titoeil. Et il était curieux de voir le mélandien dans ce décors si familier pour lui...
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Rp en cours : Les Caprices de Fortune (MJ / Joueur)
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Scorpius
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Les gardes de la cité de Manost virent aujourd'hui un étrange personnage se présenter aux Portes de la cité. Cette créature humanoïde ne ressemblait pas à à celles qu'ils avaient l'habitude de contrôler. En fait Manost avait surement l'occasion de voir défiler devant ses murs toutes sortes de personnages "hauts en couleurs", mais cette fois il d'agissait d'un personnage résolument vêtu de noir. Son vêtement, recouvrant l'ensemble de son corps et une partie de sa tête, ressemblait à une carapace et sonnait comme du cuir. Dans son dos, un sac, étrangement rectangulaire et rigide. Mais ses vêtements n'étaient pas ce qui perturbait le plus les gardes, pas plus que son teint très pâle ou ses yeux d'un bleu profond, que l'on qualifierait de beaux. Ce qui perturbait le plus les gardes était sa rangée de petites dents pointues, apparaissant lorsqu'il prit la parole.
Gardes, je vous souhaite le bonjour. Je me nomme Scorpius, et je souhaiterais avoir accès aux structures de la cité de Manost.
Gardes, je vous souhaite le bonjour. Je me nomme Scorpius, et je souhaiterais avoir accès aux structures de la cité de Manost.
- Lothringen
- Solaire
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Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'une rapide inspection du visiteur n'inspirait pas vraiment confiance. Singulièrement mal à son aise, le premier soldat qui l'avisa hésita même quelques temps entre l'ascendance vampirique et l'assassin en devenir. Mais bon, il n'allait pas juger des gens sur la mine... Ou plutôt, comme il ne pouvait s'en défendre, il garderait pour soi son jugement.
- Hum... Avez-vous un armement à déclarer? Cherchez-vous une "structure" particulière ou bien êtes-vous simplement de passage?
- Hum... Avez-vous un armement à déclarer? Cherchez-vous une "structure" particulière ou bien êtes-vous simplement de passage?
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Scorpius
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Scorpius, par un froncement de sourcils, montra qu'il devinait aisément les réserves des gardes. Il maintena néanmoins une sorte de sourire. Ses paroles suivaient un rythme assez lent, mais clair et distinct.
Je suis un moine à la recherche d'une organisation supérieure à servir, une organisation forte et implacable envers ses ennemis, et recherchant, évidemment, que justice soit faite.
Quant à mon "armement", au sens où vous l'entendez, je ne dispose que de cette vingtaine d'étoiles de lancer.
Il enleva le sac de son dos et le posa à terre, devant le garde.
Les étoiles sont sur les poches latérales. Vous pouvez fouiller le reste du sac si vous le souhaitez. Cependant, même le quignon de pain rassis que vous y trouverez, peut être une arme, s'il est bien lancé.
Je suis un moine à la recherche d'une organisation supérieure à servir, une organisation forte et implacable envers ses ennemis, et recherchant, évidemment, que justice soit faite.
Quant à mon "armement", au sens où vous l'entendez, je ne dispose que de cette vingtaine d'étoiles de lancer.
Il enleva le sac de son dos et le posa à terre, devant le garde.
Les étoiles sont sur les poches latérales. Vous pouvez fouiller le reste du sac si vous le souhaitez. Cependant, même le quignon de pain rassis que vous y trouverez, peut être une arme, s'il est bien lancé.
- Lothringen
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Le manostien se détendit un peu en entendant l'étranger parler de justice, comme s'il se trouvait rassuré de le voir partager au moins cette valeur avec lui. Après s'être quelque peu rapproché, il effectua encore un rapide mais consciencieux inventaire des shurikens, et, constatant qu'il savait tout ce qu'il voulait savoir, se retourna vers le visiteur en lui rendant son sac:
- Puissiez-vous ici ce que vous recherchez. Pour ce qui me concerne, vous êtes en règle et vous pouvez circuler. Bienvenue à Manost.
- Puissiez-vous ici ce que vous recherchez. Pour ce qui me concerne, vous êtes en règle et vous pouvez circuler. Bienvenue à Manost.
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- Eliaëdel
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Elle était morte. Définitivement morte. Rire de femme, mûr, un peu cruel, doucement étouffé. Le dernier lien avait été tranché. La pauvre garce qui l'avait traqué avec son cher et précieux petit amant. Ce devait être sa cousine... même si en avoir la certitude était le cadet de ses soucis. Elle avait volé son apparence, passé la nuit avec lui, puis étranglé au petit matin. Presque pu sentir sa haine et sa détresse palpables à des kilomètres de distance lorsqu'elle s'était rendue compte du cadavre dans le lit délaissé et froid. A moitié folle, elle s'était lancée à sa poursuite. Mais elle était prête.
« Idiote. Tu étais encore pire que moi. »
La barde l'a laissé la rejoindre, et commettre une erreur grossière. Elle l'a tuée. Pas de manière très propre. Pas de manière miséricordieuse. Presque méconnaissable lorsqu'elle en a eu fini. Trente ans de colère qui trouvaient là leur aboutissement; la vengeance est rarement belle à observer. Sordide en l'occurence. Elle a brouillé ses traces par sa magie, effacé toutes les indications, tous les indices. Puis pris la mer.
« Tu en aurais fait pareil avec moi, que ton pantin ait été vivant ou non. Ce n'est pas comme si tu n'avais laissé d'autres choix. Sois maudite. »
Sa voix s'est brisée un instant, elle s'est tue. Ses yeux d'émeraude sont devenus de glace. La pointe de regret qui semblait transparaître s'est retrouvée refoulée loin, très loin. Elle a fait quelques pas dans le sable humide.
Le navire l'avait déposé sur la plage, moyennant quelques finances. Après l'avoir regardé s'éloigner, elle s'est enfoncé un peu dans la forêt, tordue par le sel et les embruns, a posé le lourd sac qu'elle tenait à son épaule droite, avec précaution. Elle a ouvert la toile, sorti quelques bandages, a entrepris de vérifier ses blessures. Celle de son bras gauche était encore sensible, longue à refermer qu'elle avait été, mais son état n'était plus préoccupant. Elle y trouva la force de sourire un peu. Pour le reste beaucoup de contusions et de coupures superficielles avaient déjà disparu durant la traversée. L'amulette à sa ceinture a fini autour de son cou. Apparemment satisfaite, elle tout remballé et pris la route vers le sud, se frayant un passage vers la route à travers les fourrés. Derrière elle, les lointains contreforts de la Cordillière du Faucon à peine visibles sous la brume. Un jour, peut être.
Le trajet a bien pris une bonne demi journée à pied. Elle a croisé d'autres voyageurs sur son passage. La route était suffisament fréquentée pour éviter à laisser pendre trop ostensiblement l'épée sur la hanche, à portée de main. A mesure qu'elle s'est approchée de la cité, la circulation est devenue plus dense; elle a traversé quelques petites bourgades, sans chercher à faire la moindre halte. Finalement, tard dans l'après midi, après une course de soleil bien avancée, Eliaëdel est arrivée aux portes de Manost. Une ville de prêtres, de guerriers qui se disaient « saints ». Mais c'était néanmoins la cité la plus intéressante s'il fallait en croire les écrits; l'elfe doutait pourtant de l'histoire et des récits de voyage. Et pour cause. Les bardes n'étaient ils pas de ceux qu'ils les écrivent et les répandent? N'écrivaient ils pas ceux que l'on retient?
Si. Voilà pourquoi douter restait toujours vital. N'en déplaise à sa profession.
Elle a consideré plus attentivement la situation. Le poste de garde aux pieds des remparts ne chômait pas. Peu de villes se payaient le luxe de contrôler tous les nouveaux entrants. Et même ceux qui en sortaient.
« Une loi martiale dans ce trou souriant serait quelque chose d'unique à vivre en son genre » a t'elle pensé. Un rictus grinçant est brièvement apparu sur son visage. Préjugé. Elle savait.
Elle a fixé à distance le planton. Bien nourri, grassement rétribué fort probablement. De toutes les choses qui lui sont venues à l'esprit, peu de souvenirs de franche camaraderie avec les gardes ont ressurgi. Une part non négligeable n'étaient qu'une bande de salauds sadiques et corrompus en temps de paix; quitte à pouvoir brimer ceux qui ne portaient pas l'uniforme et à ramper devant les supérieurs; charmant folklore. La majorité de ceux qu'ils arrêtaient n'avaient sans doute pas commis la moitié de leurs crasses. De par certains aspects ils lui ressemblaient. Pour l'honnêteté. Sauf que les uns se trouvaient du côté de la loi; l'autre jouait trop régulièrement avec ses limites, même adroitement. L'exercice se montrait en revanche particulièrement distrayant. L'esprit au moins restait acéré - il apprenait sans cesse.
La barde s'est décidée enfin, a approché la porte, attendu son tour avec le sourire, l'expression neutre, presque innocente, et s'est présentée:
« Je me nomme Eliaëdel. Je souhaiterais pouvoir entrer en ville. »
Face à un autre public, peut être aurait elle essayé de passer pour une ingénue en détresse. Mais se n'était pas avec l'épée sur le côté et les ultimes traces de blessures s'estompant qu'elle leurrerait grand monde. Provocatrice à ses heures, mais certainement pas écervelée. Elle n'avait plus l'âge de se l'autoriser. Place à la sobriété.
« Idiote. Tu étais encore pire que moi. »
La barde l'a laissé la rejoindre, et commettre une erreur grossière. Elle l'a tuée. Pas de manière très propre. Pas de manière miséricordieuse. Presque méconnaissable lorsqu'elle en a eu fini. Trente ans de colère qui trouvaient là leur aboutissement; la vengeance est rarement belle à observer. Sordide en l'occurence. Elle a brouillé ses traces par sa magie, effacé toutes les indications, tous les indices. Puis pris la mer.
« Tu en aurais fait pareil avec moi, que ton pantin ait été vivant ou non. Ce n'est pas comme si tu n'avais laissé d'autres choix. Sois maudite. »
Sa voix s'est brisée un instant, elle s'est tue. Ses yeux d'émeraude sont devenus de glace. La pointe de regret qui semblait transparaître s'est retrouvée refoulée loin, très loin. Elle a fait quelques pas dans le sable humide.
Le navire l'avait déposé sur la plage, moyennant quelques finances. Après l'avoir regardé s'éloigner, elle s'est enfoncé un peu dans la forêt, tordue par le sel et les embruns, a posé le lourd sac qu'elle tenait à son épaule droite, avec précaution. Elle a ouvert la toile, sorti quelques bandages, a entrepris de vérifier ses blessures. Celle de son bras gauche était encore sensible, longue à refermer qu'elle avait été, mais son état n'était plus préoccupant. Elle y trouva la force de sourire un peu. Pour le reste beaucoup de contusions et de coupures superficielles avaient déjà disparu durant la traversée. L'amulette à sa ceinture a fini autour de son cou. Apparemment satisfaite, elle tout remballé et pris la route vers le sud, se frayant un passage vers la route à travers les fourrés. Derrière elle, les lointains contreforts de la Cordillière du Faucon à peine visibles sous la brume. Un jour, peut être.
Le trajet a bien pris une bonne demi journée à pied. Elle a croisé d'autres voyageurs sur son passage. La route était suffisament fréquentée pour éviter à laisser pendre trop ostensiblement l'épée sur la hanche, à portée de main. A mesure qu'elle s'est approchée de la cité, la circulation est devenue plus dense; elle a traversé quelques petites bourgades, sans chercher à faire la moindre halte. Finalement, tard dans l'après midi, après une course de soleil bien avancée, Eliaëdel est arrivée aux portes de Manost. Une ville de prêtres, de guerriers qui se disaient « saints ». Mais c'était néanmoins la cité la plus intéressante s'il fallait en croire les écrits; l'elfe doutait pourtant de l'histoire et des récits de voyage. Et pour cause. Les bardes n'étaient ils pas de ceux qu'ils les écrivent et les répandent? N'écrivaient ils pas ceux que l'on retient?
Si. Voilà pourquoi douter restait toujours vital. N'en déplaise à sa profession.
Elle a consideré plus attentivement la situation. Le poste de garde aux pieds des remparts ne chômait pas. Peu de villes se payaient le luxe de contrôler tous les nouveaux entrants. Et même ceux qui en sortaient.
« Une loi martiale dans ce trou souriant serait quelque chose d'unique à vivre en son genre » a t'elle pensé. Un rictus grinçant est brièvement apparu sur son visage. Préjugé. Elle savait.
Elle a fixé à distance le planton. Bien nourri, grassement rétribué fort probablement. De toutes les choses qui lui sont venues à l'esprit, peu de souvenirs de franche camaraderie avec les gardes ont ressurgi. Une part non négligeable n'étaient qu'une bande de salauds sadiques et corrompus en temps de paix; quitte à pouvoir brimer ceux qui ne portaient pas l'uniforme et à ramper devant les supérieurs; charmant folklore. La majorité de ceux qu'ils arrêtaient n'avaient sans doute pas commis la moitié de leurs crasses. De par certains aspects ils lui ressemblaient. Pour l'honnêteté. Sauf que les uns se trouvaient du côté de la loi; l'autre jouait trop régulièrement avec ses limites, même adroitement. L'exercice se montrait en revanche particulièrement distrayant. L'esprit au moins restait acéré - il apprenait sans cesse.
La barde s'est décidée enfin, a approché la porte, attendu son tour avec le sourire, l'expression neutre, presque innocente, et s'est présentée:
« Je me nomme Eliaëdel. Je souhaiterais pouvoir entrer en ville. »
Face à un autre public, peut être aurait elle essayé de passer pour une ingénue en détresse. Mais se n'était pas avec l'épée sur le côté et les ultimes traces de blessures s'estompant qu'elle leurrerait grand monde. Provocatrice à ses heures, mais certainement pas écervelée. Elle n'avait plus l'âge de se l'autoriser. Place à la sobriété.
"I saw you hit your own chin and you're wondering why
fat cops make bigger targets
so don't forget:
these things that you see just ain't right" Radar Bros - Happy spirits
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- Ravestha
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Le garde observa l'elfe qui se présentait à lui. Quelques traces de blessures étaient visibles sur le corps de la femme et cela ne manqua pas de lui faire hausser un sourcil. Il se demanda un instant quelles pouvaient être les causes de cela. Avait-elle la fâcheuse tendance de provoquer des bagarres ? Il avisa aussi l'épée qui battait son flanc.
- Puis-je savoir ce que vous venez faire ici ? Vous cherchez quelque chose en particulier ou vous êtes juste de passage ? Et en dehors de votre épée, avez vous d'autres armes à déclarer ?
- Puis-je savoir ce que vous venez faire ici ? Vous cherchez quelque chose en particulier ou vous êtes juste de passage ? Et en dehors de votre épée, avez vous d'autres armes à déclarer ?
"Quand tu es poursuivi, rien ne sert de courir plus vite que la menace, il faut courir plus vite que tes potes". Proverbe gobelin
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Vergil
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Vergil observait l'horizon desormait sombre malgre quelques teintes roses signalant que le soleil ne devait pas encore etre entierement couche au loin. Il savait que ca voulait dire que les portes fermeraient bientot et qu'il pourrait donc aller enfin se reposer.
Sa reverie fut stoppe par deux individus qui soulevaient un troisieme. A leur uniformes, Vergil devina qu'ils etaient les gardes prives du Grand Pretre. Drole d'heure pour faire une randonnee, il pensa.
- Halte. Quel est l'objet de votre sortie?
Un des deux hommes avanca et lui repondit:
- Notre maitre nous envoit transporter cet homme. Voici son sceau. Veuillez maintenant nous laisser passer,... soldat.
Le sceau montre avait l'air reel. Pourtant quelquechose dans le ton de l'homme ne lui plaisait pas. Mais le sceau etait authentique et il ne pouvait donc rien faire.
- Vous pouvez passer. Passez une bonne soiree.
Les deux hommes sortirent donc de la ville. Ils furent les derniers a sortir avant la fermeture. Avant de rentrer il signala a son capitaine l'etrangetee des derniers sortants.
- Effectivement soldat, ca me parait louche. Rends toi chez le Grand Pretre pour verifier si il a bien envoye ces hommes.
Tant pit pour le repos, il grogna sous sa barbe en se rendantchez le Grand Pretre.
Sa reverie fut stoppe par deux individus qui soulevaient un troisieme. A leur uniformes, Vergil devina qu'ils etaient les gardes prives du Grand Pretre. Drole d'heure pour faire une randonnee, il pensa.
- Halte. Quel est l'objet de votre sortie?
Un des deux hommes avanca et lui repondit:
- Notre maitre nous envoit transporter cet homme. Voici son sceau. Veuillez maintenant nous laisser passer,... soldat.
Le sceau montre avait l'air reel. Pourtant quelquechose dans le ton de l'homme ne lui plaisait pas. Mais le sceau etait authentique et il ne pouvait donc rien faire.
- Vous pouvez passer. Passez une bonne soiree.
Les deux hommes sortirent donc de la ville. Ils furent les derniers a sortir avant la fermeture. Avant de rentrer il signala a son capitaine l'etrangetee des derniers sortants.
- Effectivement soldat, ca me parait louche. Rends toi chez le Grand Pretre pour verifier si il a bien envoye ces hommes.
Tant pit pour le repos, il grogna sous sa barbe en se rendantchez le Grand Pretre.
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Vergil
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Quête : L'enlèvement d'Alreac
Vergil revint du Domaine Poingvaillant en courant comme jamais. A son arrive il fallit tomber inconscient, etant completement essoufle par l'effort. En respirant fortement il deposa la lettre devant son capitaine:
- Il faut.... fermer les... frontieres.... Grand Pretre... enleve.... sonner l'alerte....
Le reste de ses paroles etait incomprehensible.
Il s'arreta de parler afin de reprendre son souffle avant de pratiquement s'evanouir.
Vergil revint du Domaine Poingvaillant en courant comme jamais. A son arrive il fallit tomber inconscient, etant completement essoufle par l'effort. En respirant fortement il deposa la lettre devant son capitaine:
- Il faut.... fermer les... frontieres.... Grand Pretre... enleve.... sonner l'alerte....
Le reste de ses paroles etait incomprehensible.
Il s'arreta de parler afin de reprendre son souffle avant de pratiquement s'evanouir.
- Eliaëdel
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« Rien à déclarer en dehors de cette arme. »
Elle a posé le sac à ses pieds, l'a ouvert et laissé le garde juger de la situation. Quelques vêtements, des manuscrits, quelques vélins vierges et le matériel d'écriture. Une harpe de voyage, sa deuxième amie. Sans doute une des rares compagnies qui l'aient accompagné davantage de six mois. Toute sa vie dans un sac entreouvert. Mais rien de véritablement important, ni de répréhensible. Sa mémoire est là pour ça.
« Je recherche un endroit pour m'établir. Au moins pour un temps. Je peux proposer quelques talents; je suis barde. »
A savoir toutefois que ce n'était pas les seuls atouts dans sa manche. Un curieux mélange de mercenaire, d'aventurière et de barde; le bonhomme devait en être visiblement parfaitement conscient; elle s'est bien abstenue de tout autre commentaire, et l'a laissé parvenir à ses propres conclusions. Jusqu'ici elle se débrouillait plutôt bien sur les trois tableaux. Toujours debout. La situation aurait pu être bien pire...
Le femme a fait mine de ne rien remarquer de l'examen rapide. Politesse distante, mais politesse.
« Tout dépend si quelqu'un se trouvera intéressé. Je reprendrai sinon sans doute la route. »
Elle a posé le sac à ses pieds, l'a ouvert et laissé le garde juger de la situation. Quelques vêtements, des manuscrits, quelques vélins vierges et le matériel d'écriture. Une harpe de voyage, sa deuxième amie. Sans doute une des rares compagnies qui l'aient accompagné davantage de six mois. Toute sa vie dans un sac entreouvert. Mais rien de véritablement important, ni de répréhensible. Sa mémoire est là pour ça.
« Je recherche un endroit pour m'établir. Au moins pour un temps. Je peux proposer quelques talents; je suis barde. »
A savoir toutefois que ce n'était pas les seuls atouts dans sa manche. Un curieux mélange de mercenaire, d'aventurière et de barde; le bonhomme devait en être visiblement parfaitement conscient; elle s'est bien abstenue de tout autre commentaire, et l'a laissé parvenir à ses propres conclusions. Jusqu'ici elle se débrouillait plutôt bien sur les trois tableaux. Toujours debout. La situation aurait pu être bien pire...
Le femme a fait mine de ne rien remarquer de l'examen rapide. Politesse distante, mais politesse.
« Tout dépend si quelqu'un se trouvera intéressé. Je reprendrai sinon sans doute la route. »
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- Ravestha
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Le garde observa le sac. Léger, à l'évidence elle n'avait sans doute pas d'autres bien qui l'attendaient ailleurs vu ses propos. Peut être même cherchait-elle un lieu d'accueil après un exil forcé. Ou peut être la barde avait un côté rodeur. Mais le garde s'en souciait peu, rien d'illégitime dans tout ça.
- Vous pouvez passer. La cité du Vigilant vous accueillera tant que vous ne perturbez pas son ordre. Si vous cherchez un endroit pour passer la nuit, je ne peux que vous conseiller la taverne du Loyal Paladin. Pour ce qui est de vos talents, je pense que vous arriverez à trouver de quoi vous occuper ici. N'hésitez pas à poser la question là-bas. En tout cas soyez la bienvenue à Manost.
- Vous pouvez passer. La cité du Vigilant vous accueillera tant que vous ne perturbez pas son ordre. Si vous cherchez un endroit pour passer la nuit, je ne peux que vous conseiller la taverne du Loyal Paladin. Pour ce qui est de vos talents, je pense que vous arriverez à trouver de quoi vous occuper ici. N'hésitez pas à poser la question là-bas. En tout cas soyez la bienvenue à Manost.
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- Ravestha
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Quête : L'enlèvement d'Alreac
Le capitaine ayant entendu ces mots hachés réalisa immédiatement la gravité des événements. Puis se tournant vers les autres gardes hébétés :
- Mais aidez le bon sang, vous voyez bien qu'il est épuisé !
Il relut plus attentivement le message et observa le symbole qui se trouvait en bas. Un soleil noir, le symbole de Cyric, au centre duquel se trouvait une épée dont la lame était rouge de sang. Le capitaine regarda l'horizon, voilà quinze minutes que le Grand Prêtre avait franchi les murailles. Il se tourna vers les deux gardes qui venaient d'aider un Vergil toujours mal en point à s'assoir.
- Allez chercher vos camarades à l'intérieur et prenez les chevaux ! Retrouvez les !
Les gardes obéirent, mais tous, tout comme le capitaine, doutaient de retrouver les cavaliers, d'autant que le soleil était désormais caché.
- Vergil, dès que vous êtes rétablis, rendez vous à l'office culturel. Nous devons savoir si ce symbole pourrait nous aider. Je dois prévenir le Grand Emissaire.
Le capitaine fit une petite grimace. Ravestha allait lui passer un savon. Il avait fait une erreur, il n'aurait pas dû les laisser partir.
- Si vous apprenez quelque chose, revenez ici.
Le capitaine ayant entendu ces mots hachés réalisa immédiatement la gravité des événements. Puis se tournant vers les autres gardes hébétés :
- Mais aidez le bon sang, vous voyez bien qu'il est épuisé !
Il relut plus attentivement le message et observa le symbole qui se trouvait en bas. Un soleil noir, le symbole de Cyric, au centre duquel se trouvait une épée dont la lame était rouge de sang. Le capitaine regarda l'horizon, voilà quinze minutes que le Grand Prêtre avait franchi les murailles. Il se tourna vers les deux gardes qui venaient d'aider un Vergil toujours mal en point à s'assoir.
- Allez chercher vos camarades à l'intérieur et prenez les chevaux ! Retrouvez les !
Les gardes obéirent, mais tous, tout comme le capitaine, doutaient de retrouver les cavaliers, d'autant que le soleil était désormais caché.
- Vergil, dès que vous êtes rétablis, rendez vous à l'office culturel. Nous devons savoir si ce symbole pourrait nous aider. Je dois prévenir le Grand Emissaire.
Le capitaine fit une petite grimace. Ravestha allait lui passer un savon. Il avait fait une erreur, il n'aurait pas dû les laisser partir.
- Si vous apprenez quelque chose, revenez ici.
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Vergil
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Quête : L'enlèvement d'Alreac
Vergil etait revenu de l'office culturel avec de tres mauvaises nouvelles.
- Capitaine, c'est mauvais. D'apres nos informations il s'agit des "Lames noires", une secte travaillant pour Cyric. Vous pouvez assez facilement deviner leurs objctifs. Ils oeuvrent un peu partout sur Toril depuis un moment et sont arrives sur le continent depuis peu. Melandis etait leur cible precedante. Je pense que vous voyez ou tout ca converge.
Vergil etait revenu de l'office culturel avec de tres mauvaises nouvelles.
- Capitaine, c'est mauvais. D'apres nos informations il s'agit des "Lames noires", une secte travaillant pour Cyric. Vous pouvez assez facilement deviner leurs objctifs. Ils oeuvrent un peu partout sur Toril depuis un moment et sont arrives sur le continent depuis peu. Melandis etait leur cible precedante. Je pense que vous voyez ou tout ca converge.
- Ravestha
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Quête : L'enlèvement d'Alreac
Le capitaine était visiblement très alarmé. Effectivement les nouvelles n'étaient pas bonnes. Le fait que la secte soit installée à Melandis n'était pas pour arranger les choses.
- Melandis ?! Voilà qui va compliquer les choses sérieusement. Au moins nous connaissons leur destination. Rah la poisse ! Je n'ai pas réussi à trouver le Grand Emissaire et personne au palais n'a su me dire où il se trouvait.
Le capitaine resta quelques secondes méditatif. Il regarda autours de lui, le poste de garde était quasiment désert à présent. Puis le visage du gradé s'éclaira :
- Le temple ! Oui bien sûr ! Vergil, allez là bas et mettez Ravestha au courant des derniers événements. Je me rends à la citadelle chercher des hommes, il faut que je renforce le poste de garde. Et euh... essayez de ne pas le rendre trop... furieux.
La mission qui se présentait à Vergil n'était sans doute pas la plus facile, et le capitaine le savait. Raison pour laquelle il avait lâchement envoyé le garde au temple, et non lui-même.
Le capitaine était visiblement très alarmé. Effectivement les nouvelles n'étaient pas bonnes. Le fait que la secte soit installée à Melandis n'était pas pour arranger les choses.
- Melandis ?! Voilà qui va compliquer les choses sérieusement. Au moins nous connaissons leur destination. Rah la poisse ! Je n'ai pas réussi à trouver le Grand Emissaire et personne au palais n'a su me dire où il se trouvait.
Le capitaine resta quelques secondes méditatif. Il regarda autours de lui, le poste de garde était quasiment désert à présent. Puis le visage du gradé s'éclaira :
- Le temple ! Oui bien sûr ! Vergil, allez là bas et mettez Ravestha au courant des derniers événements. Je me rends à la citadelle chercher des hommes, il faut que je renforce le poste de garde. Et euh... essayez de ne pas le rendre trop... furieux.
La mission qui se présentait à Vergil n'était sans doute pas la plus facile, et le capitaine le savait. Raison pour laquelle il avait lâchement envoyé le garde au temple, et non lui-même.
"Quand tu es poursuivi, rien ne sert de courir plus vite que la menace, il faut courir plus vite que tes potes". Proverbe gobelin
- Kasumi
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- Localisation : Villeurbanne
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Quête : voleur inspiré
En provenance de la Cordillière du faucon
Les ombres du soir s’étaient progressivement emparées des abords de la Cité du Vigilant. Kasumi avait suivi leur progression depuis la piste côtière, s’efforçant de rejoindre les portes avant un éventuel couvre-feu. Refusant de perdre une heure de plus dans sa traque éperdue du gnome qui lui avait dérobé son ancien fermoir de cape, il n’avait pas pris de repos la nuit précédente et avait marché d’un pas soutenu n’ayant aucun mal à suivre ses traces.
Kasumi avait vu Eauprofonde et Everaska dans ce qu’il considérait comme une ancienne vie mais Manost restait impressionnante, voire oppressante dans sa magnificence pour une personne préférant de loin le couvert de la forêt et les petites communautés vivant en entente avec leur milieu naturel sans chercher à le contraindre ou l’étouffer. Les constructions par trop démesurées des hommes lui semblaient toujours constituer des autels à leur propre vanité et des exutoires à leur conscience de finitude. Everaska ne lui avait pas fait cette impression, étant bâtie par les elfes, il s’en dégageait une grâce certaine et une profonde sagesse dans son architecture intimement liée à la nature non contrainte. Elle avait évidemment ses défauts, la fierté de ses ancêtres exsudant dans les reproches muets teintés de méfiance à l’égard de tous les étrangers, en particulier les demi-sangs qui abâtardissent leur sentiment de pureté et de supériorité.
Les empreintes de la monture du gnome, jusqu’ici à la portée d’un débutant en matière de pistage, se perdaient maintenant dans le lacis dessiné par le va-et-vient incessant des caravanes marchandes et des simples piétons se rendant dans la cité du Vigilant. Désormais, Kasumi devrait se fier à son instinct de chasseur plus qu’à ses autres sens pour dénicher le félon. Il demeurait peu probable qu’il se soit aventuré si près de la cité pour finalement s’en détourner au dernier instant, lui qui n’avait fait aucun effort apparent pour dissimuler son périple.
La cité de la Loi plus que toutes les autres de la même importance devait s’attacher à consigner le passage des étrangers s’y rendant. Cependant, le gnome avait démontré une extraordinaire capacité à se faire oublier et il n’était pas évident que les gardes s’en souviennent sauf s’ils avaient été suffisamment consciencieux pour noter son passage dans leurs registres.
Quelques badauds se pressaient encore aux portes de la cité, en cette fin d’après-midi, il n’était donc pas trop tard pour poursuivre les recherches parmi les citadins. Peut être y trouverais-je mon gnome mais est-ce vraiment ce que je recherche ? se dit alors Kasumi. Toute cette affaire l’avait détourné de son objectif premier : trouver un asile où ses particularités ne seraient pas un handicap mais un atout à défaut d’en apprendre plus sur elles, sur le phénomène étrange qui avait transformé le teint de ses yeux en celui d’un loup et sur le tatouage dans sa paume gauche dont il ignorait jusqu’à la signification.
Avisant la guérite servant d’abri aux gardes de la porte, Kasumi se dirigea d’un pas assuré vers l’un des spadassins chargés de la surveillance du passage. J’espère qu’ils ne vont pas m’ennuyer avec des questions sans fin…
En provenance de la Cordillière du faucon
Les ombres du soir s’étaient progressivement emparées des abords de la Cité du Vigilant. Kasumi avait suivi leur progression depuis la piste côtière, s’efforçant de rejoindre les portes avant un éventuel couvre-feu. Refusant de perdre une heure de plus dans sa traque éperdue du gnome qui lui avait dérobé son ancien fermoir de cape, il n’avait pas pris de repos la nuit précédente et avait marché d’un pas soutenu n’ayant aucun mal à suivre ses traces.
Kasumi avait vu Eauprofonde et Everaska dans ce qu’il considérait comme une ancienne vie mais Manost restait impressionnante, voire oppressante dans sa magnificence pour une personne préférant de loin le couvert de la forêt et les petites communautés vivant en entente avec leur milieu naturel sans chercher à le contraindre ou l’étouffer. Les constructions par trop démesurées des hommes lui semblaient toujours constituer des autels à leur propre vanité et des exutoires à leur conscience de finitude. Everaska ne lui avait pas fait cette impression, étant bâtie par les elfes, il s’en dégageait une grâce certaine et une profonde sagesse dans son architecture intimement liée à la nature non contrainte. Elle avait évidemment ses défauts, la fierté de ses ancêtres exsudant dans les reproches muets teintés de méfiance à l’égard de tous les étrangers, en particulier les demi-sangs qui abâtardissent leur sentiment de pureté et de supériorité.
Les empreintes de la monture du gnome, jusqu’ici à la portée d’un débutant en matière de pistage, se perdaient maintenant dans le lacis dessiné par le va-et-vient incessant des caravanes marchandes et des simples piétons se rendant dans la cité du Vigilant. Désormais, Kasumi devrait se fier à son instinct de chasseur plus qu’à ses autres sens pour dénicher le félon. Il demeurait peu probable qu’il se soit aventuré si près de la cité pour finalement s’en détourner au dernier instant, lui qui n’avait fait aucun effort apparent pour dissimuler son périple.
La cité de la Loi plus que toutes les autres de la même importance devait s’attacher à consigner le passage des étrangers s’y rendant. Cependant, le gnome avait démontré une extraordinaire capacité à se faire oublier et il n’était pas évident que les gardes s’en souviennent sauf s’ils avaient été suffisamment consciencieux pour noter son passage dans leurs registres.
Quelques badauds se pressaient encore aux portes de la cité, en cette fin d’après-midi, il n’était donc pas trop tard pour poursuivre les recherches parmi les citadins. Peut être y trouverais-je mon gnome mais est-ce vraiment ce que je recherche ? se dit alors Kasumi. Toute cette affaire l’avait détourné de son objectif premier : trouver un asile où ses particularités ne seraient pas un handicap mais un atout à défaut d’en apprendre plus sur elles, sur le phénomène étrange qui avait transformé le teint de ses yeux en celui d’un loup et sur le tatouage dans sa paume gauche dont il ignorait jusqu’à la signification.
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"Eldath tellement qu'il est mort à force de Lathandre..." Taliesin.
Envie de vous lancer en RP ? Ou encore de vous lancer comme MJ ?
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- Ravestha
- Araignée éclipsante
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Quête : voleur inspiré
La journée tirait à sa fin et bientôt les portes seraient fermées. Bientôt il pourrait aller dormir, lui qui avait un peu trop profité de la virée avec ses amis dans la taverne du Loyal Paladin la veille. Alors que ses yeux commencaient à se fermer tout seul devant l'absence de traffic aux portes, le garde vit le semi elfe de lune s'approcher de lui. Il se redressa et tenta de se montrer avenant avec le visiteur malgré la fatigue.
- Bien le bonsoir messire. Puis-je savoir ce qui vous amène dans la cité du Vigilant ainsi que les armes et objets que vous avez à déclarer.
Le garde conclut sa phrase par un baillement silencieux mais qui lui valut une bourrade de son capitaine qui ne manqua pas de relever.
- Du nerf soldat, c'est pas l'heure de la sieste alors on reste debout !
La journée tirait à sa fin et bientôt les portes seraient fermées. Bientôt il pourrait aller dormir, lui qui avait un peu trop profité de la virée avec ses amis dans la taverne du Loyal Paladin la veille. Alors que ses yeux commencaient à se fermer tout seul devant l'absence de traffic aux portes, le garde vit le semi elfe de lune s'approcher de lui. Il se redressa et tenta de se montrer avenant avec le visiteur malgré la fatigue.
- Bien le bonsoir messire. Puis-je savoir ce qui vous amène dans la cité du Vigilant ainsi que les armes et objets que vous avez à déclarer.
Le garde conclut sa phrase par un baillement silencieux mais qui lui valut une bourrade de son capitaine qui ne manqua pas de relever.
- Du nerf soldat, c'est pas l'heure de la sieste alors on reste debout !
"Quand tu es poursuivi, rien ne sert de courir plus vite que la menace, il faut courir plus vite que tes potes". Proverbe gobelin
- Kasumi
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Kasumi ne fut pas dupe du fait que la formule du garde était convenue et qu’il aurait bien aimé être déjà rentré chez lui plutôt que de devoir accueillir un étranger de plus. Il n’en avait cure. Le garde s’était montré poli sous le regard perçant de son capitaine, il se devait d’en faire de même ne serait-ce que par égard pour un homme faisant convenablement son travail. Il s’était attendu à ce contretemps et allait en profiter pour poser quelques questions. Habitué à ce genre de formalités, il débita ces paroles :
« Bonsoir, je transporte cette épée longue et cette épée courte qui, comme vous pouvez le voir, n’ont aucune magie sinon celle de l’habileté de leur forgeron ainsi que cette arc long composite. Je possède également un petit couteau mais à part un morceau de bois, il ne blessera jamais personne. Ce qui m’amène dans votre fière cité est la poursuite d’un voleur qui, je gage, a du passer ces portes dans l’après-midi d’hier. Je le poursuis depuis la Chaloupe Echouée car il m’a dérobé un objet auquel je tiens. Peut-être pourriez-vous m’aider ? Il s’agit d’un gnome et il montait, au moins jusqu’à récemment, un poney. Il semble qu’il soit expert dans l’art de se faire oublier et de passer inaperçu mais peut être l’aurez-vous remarqué ? Ou pourriez-vous m’indiquer un lieu où il pourrait se rendre ? Il ne semble pas être un de vos concitoyens aussi aura-t-il choisi une taverne ou un revendeur de bijoux. »
Kasumi ne fut pas dupe du fait que la formule du garde était convenue et qu’il aurait bien aimé être déjà rentré chez lui plutôt que de devoir accueillir un étranger de plus. Il n’en avait cure. Le garde s’était montré poli sous le regard perçant de son capitaine, il se devait d’en faire de même ne serait-ce que par égard pour un homme faisant convenablement son travail. Il s’était attendu à ce contretemps et allait en profiter pour poser quelques questions. Habitué à ce genre de formalités, il débita ces paroles :
« Bonsoir, je transporte cette épée longue et cette épée courte qui, comme vous pouvez le voir, n’ont aucune magie sinon celle de l’habileté de leur forgeron ainsi que cette arc long composite. Je possède également un petit couteau mais à part un morceau de bois, il ne blessera jamais personne. Ce qui m’amène dans votre fière cité est la poursuite d’un voleur qui, je gage, a du passer ces portes dans l’après-midi d’hier. Je le poursuis depuis la Chaloupe Echouée car il m’a dérobé un objet auquel je tiens. Peut-être pourriez-vous m’aider ? Il s’agit d’un gnome et il montait, au moins jusqu’à récemment, un poney. Il semble qu’il soit expert dans l’art de se faire oublier et de passer inaperçu mais peut être l’aurez-vous remarqué ? Ou pourriez-vous m’indiquer un lieu où il pourrait se rendre ? Il ne semble pas être un de vos concitoyens aussi aura-t-il choisi une taverne ou un revendeur de bijoux. »
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- Ravestha
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Le garde observa le demi elfe et l'écouta d'une oreille plus ou moins attentive sans rien ne laisser paraître de son manque de concentration. Il n'y avait rien de bien intéressant dans les affaires du voyageurs et le garde avait décroché dès l'histoire du gnome. Kasumi aurait peut être même pu dire qu'elle possédait une hache de mythril sertie de gemmes et qu'elle venait pour tenter d'éliminer le conseiller Folken qu'il n'aurait même pas tiqué. Peut-être. Toujours est-il que par un miracle de la nature dont seul Helm a le secret, il arriva à écouter la requête de Kasumi.
- Eh bien je peux vous dire qu'il y a de fortes chances pour que votre gnome ait pris la direction de la la taverne du Loyal Paladin, la taverne la plus réputée de la ville, ou concernant les vendeurs de bijoux, il y a bien la Fibule Dorée. Sinon je ne saurais vous aider plus, puisque ce gnome n'a interpellé personne visiblement.
Le garde observa le demi elfe et l'écouta d'une oreille plus ou moins attentive sans rien ne laisser paraître de son manque de concentration. Il n'y avait rien de bien intéressant dans les affaires du voyageurs et le garde avait décroché dès l'histoire du gnome. Kasumi aurait peut être même pu dire qu'elle possédait une hache de mythril sertie de gemmes et qu'elle venait pour tenter d'éliminer le conseiller Folken qu'il n'aurait même pas tiqué. Peut-être. Toujours est-il que par un miracle de la nature dont seul Helm a le secret, il arriva à écouter la requête de Kasumi.
- Eh bien je peux vous dire qu'il y a de fortes chances pour que votre gnome ait pris la direction de la la taverne du Loyal Paladin, la taverne la plus réputée de la ville, ou concernant les vendeurs de bijoux, il y a bien la Fibule Dorée. Sinon je ne saurais vous aider plus, puisque ce gnome n'a interpellé personne visiblement.
"Quand tu es poursuivi, rien ne sert de courir plus vite que la menace, il faut courir plus vite que tes potes". Proverbe gobelin
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