S’il y a bien un genre que j’aime beaucoup, et dont je n’ai surprenamment pas beaucoup parlé jusqu’ici, il s’agit sans aucun doute des city-builders ! Peut-être parce que j’y retrouve une partie de ce que j’apprécie dans les jeux de stratégie en temps réel mais sans la pression des conflits militaires (désolé
Cæsar III, les batailles ne sont vraiment pas ton point fort), pour une expérience plus détendue… quoique, pas toujours plus détendue, mais on n’est pas là pour causer de
Frostpunk aujourd’hui.
Le city-builder sur lequel j’ai passé beaucoup de temps récemment s’appelle
Aven Colony, et se déroule sur une
exoplanète très colorée.

- bannière de Aven Colony
- aven-colony.jpg (35.84 Kio) Vu 64360 fois
Ce jeu semble souvent présenté comme un Tropico à la sauce science-fiction, mais je connais assez mal ces références. Je n’ai que très peu joué au premier
Tropico, surtout à sa suite
Tropico 2: Pirate Cove qui se trouve être une anomalie dans la série. Je ne peux donc pas vraiment commenter cette comparaison.
On se retrouve sur une planète qui va osciller entre hospitalité pendant les deux tiers de la journée, puis hostilité pendant le tiers restant. Je parle bien ici de la
journée, cette planète ayant un cycle auquel on est peu habitués avec une journée suffisamment longue pour inclure des saisons. Et donc cette saison hivernale, pendant laquelle nos fermes vont arrêter de fonctionner et nos panneaux solaires ne vont plus produire qu’à mi-régime.
Ce n’est pas la seule originalité de ce jeu qui exploite le contexte d’une exoplanète, parce que vos colons vont avoir besoin, on y pense trop rarement… de respirer ! Toutes les sections de la colonie devront donc être reliées par des tunnels hermétiques (qui servent aussi à faire circuler l’électricité), et il faudra s’assurer de la qualité de l’air en filtrant celui de l’extérieur. Ça pourra aussi amener à des situations plus tendues, ces systèmes de ventilation pouvant servir de portes d’entrée à de la flore indigène (ou est-ce de la faune ? la distinction n’est pas toujours évidente) avec des conséquences particulièrement néfastes.
J’en parlais déjà avec le cycle des saisons : il va falloir aussi falloir nourrir les colons. Heureusement l’atmosphère semble propice aux cultures originaires de la Terre, mais on pourra aussi se lancer dans des cultures plus intéressantes basées sur la flore locale. Qu’il faudra cette fois-ci transformer avant consommation.
Pour prendre le jeu en mains on a droit à une campagne lors de laquelle on enchaîne des cartes avec un objectif spécifique, et souvent une contrainte pour nous pousser à jouer de manière imaginative : manque de minéraux (utilisés comme base pour produire des matériaux de constructions), faible fertilité des sols, objectif très éloigné du point de départ, flore/faune locale très active… Chacune de ces cartes me prend en général entre deux et trois heures, en jouant sans jamais modifier la vitesse de base du jeu ni le mettre en pause. Soit quelque chose comme un à deux jours IRL par carte, ce qui est un rythme de jeu bien plus soutenu que d’habitude pour moi mais ça ne fait que confirmer à quel point ce jeu a réussi à m’accrocher !
Au début je m’inquiétais un peu au sujet de la difficulté, m’inquiétant qu’elle soit trop faible et manque d’opportunités de me sortir de ma zone de confort. Mais au final chaque mission de la campagne la pousse un cran plus loin et je n’ai pas eu à m’ennuyer, même si pour l’instant on reste sur quelque chose de plutôt facile (je n’ai jamais perdu une mission, ni même chargé une partie précédente pour corriger une erreur). Il existe des cartes de défi que je n’ai pas encore testées, et qui devraient me donner la stimulation que j’espère, quand j’aurai bouclé la campagne principale (il m’en reste encore quelques cartes).
En ce moment je fais une pause et n’ai pas relancé Aven Colony depuis plusieurs semaines, mais c’est avant tout lié au débarquement de
Disco Elysium dans ma vie. D’ailleurs je pense que je vais reprendre Aven Colony en parallèle, les deux jeux n’entrant pas du tout en concurrence parce que dans des genres radicalement différents.