[DRA ?] Blindness
Posté : ven. 10 mai 2013, 18:36
Blindness (2008), de Fernando Meirelles :
Un jour comme un autre, subitement, un homme se rendant au travail devient aveugle. Rentrer chez lui devient tout un combat, et toutes les personnes qui le touchent, y compris le médecin qui l’examine, deviennent aveugles quelques heures plus tard…
Les cas se multiplient, et le gouvernement décide d’envoyer les « infectés » dans une zone de quarantaine, un hôpital désaffecté… La femme du médecin, qui ne perd pas la vue, décide de se faire passer pour aveugle pour accompagner son mari.
Très vite, dans cet endroit insalubre, la vie s’organise… avant que le chaos ne survienne. Et cette femme verra tout. Vraiment tout.
Il n’y a qu’un mot pour décrire ce film : puissant.
C’est étonnant comme le film aborde facilement des interrogations de natures très différentes : les questions de l’autonomie des personnes handicapées, sur la manière dont elles sont considérées, sur l’organisation de la société, sur la connaissance, sur la vérité, sur ce qui fait le pouvoir, sur ceux qui croient l’avoir, sur ceux qui l’ont vraiment, et ce qu’il se passe quand on commence à user de son pouvoir… Comment et pourquoi exercer un pouvoir ? Comment et pourquoi faire preuve d’humanité ? C’est quoi observer le monde ? Qu’est ce qu’on en voit ? Qu’est ce qu’on en sait ? Et que fait-on de tout ça ?
La question de la déshumanisation est ainsi abordée : il y a parfois un petit côté film de zombie qui n’est pas désagréable
et qu’on reconnaît bien aussi ! C'est en fait toute la question de l'identité qui est abordée, si on regarde bien, aucun des personnages n'a de nom...
Par contre, âmes sensibles s’abstenir, vraiment. Il y avait longtemps qu’un film ne m’avait pas secouée comme ça. Et pourtant… je suis pas hyper sensible ni au sang, ni aux balles, ni aux blessures dégueulasses. Mais là, ils ont mêlés la souffrance psychologique à la souffrance physique d’une manière qui met vraiment très mal à l’aise. Et très (trop ?) bien réalisé...
Pour ceux qui ont « vu » (c’est le cas de le dire̷) , je partage mon sentiment sur certaines séquences en particulier :
J’ai pris une autre crise (plus courte cette fois-ci
) quand elle trouve de la nourriture dans le sous-sol du supermarché et que tout le monde lui saute dessus pour récupérer ses paquets.
J'ai trouvé ces scènes mais d'une horreur inégalée
. Ah si, peut être dans le film La Route
.
M’enfin, si vous vous sentez capables, je vous le conseille vraiment.
Un jour comme un autre, subitement, un homme se rendant au travail devient aveugle. Rentrer chez lui devient tout un combat, et toutes les personnes qui le touchent, y compris le médecin qui l’examine, deviennent aveugles quelques heures plus tard…
Les cas se multiplient, et le gouvernement décide d’envoyer les « infectés » dans une zone de quarantaine, un hôpital désaffecté… La femme du médecin, qui ne perd pas la vue, décide de se faire passer pour aveugle pour accompagner son mari.
Très vite, dans cet endroit insalubre, la vie s’organise… avant que le chaos ne survienne. Et cette femme verra tout. Vraiment tout.
Il n’y a qu’un mot pour décrire ce film : puissant.
C’est étonnant comme le film aborde facilement des interrogations de natures très différentes : les questions de l’autonomie des personnes handicapées, sur la manière dont elles sont considérées, sur l’organisation de la société, sur la connaissance, sur la vérité, sur ce qui fait le pouvoir, sur ceux qui croient l’avoir, sur ceux qui l’ont vraiment, et ce qu’il se passe quand on commence à user de son pouvoir… Comment et pourquoi exercer un pouvoir ? Comment et pourquoi faire preuve d’humanité ? C’est quoi observer le monde ? Qu’est ce qu’on en voit ? Qu’est ce qu’on en sait ? Et que fait-on de tout ça ?
La question de la déshumanisation est ainsi abordée : il y a parfois un petit côté film de zombie qui n’est pas désagréable
Par contre, âmes sensibles s’abstenir, vraiment. Il y avait longtemps qu’un film ne m’avait pas secouée comme ça. Et pourtant… je suis pas hyper sensible ni au sang, ni aux balles, ni aux blessures dégueulasses. Mais là, ils ont mêlés la souffrance psychologique à la souffrance physique d’une manière qui met vraiment très mal à l’aise. Et très (trop ?) bien réalisé...
Pour ceux qui ont « vu » (c’est le cas de le dire̷) , je partage mon sentiment sur certaines séquences en particulier :
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En fait, j’ai pris une crise de larmes énorme sur 20 min quand le dortoir numéro 3 réclame les femmes… et je peux dire que ce ne sont pas les minutes qui ont suivi qui m’ont calmée.J’ai pris une autre crise (plus courte cette fois-ci
J'ai trouvé ces scènes mais d'une horreur inégalée