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[Luménien] Manfred

Posté : lun. 21 juil. 2008, 22:18
par Manfred
Nom : von Rabenhaus
Prénom : Manfred

Race : humain
Genre : masculin
Age : 83 ans (âge vénérable)
Cheveux : blanc
Yeux : noisette
Taille : 1,78 m
Poids : 65 kg

Alignement : neutre mauvais
Classe : nécromancien niveau 7
Divinité : Velsharoon (L'élogieux, Archimage de la Nécromancie, Seigneur de la Crypte Oubliée)

Force : 9 (12-3)
Constitution : 9 (12-3)
Dextérité : 10 (13-3)
Intelligence : 19 (18+1)
Sagesse : 17 (16+1)
Charisme : 14 (13+1)
(L’âge vénérable influence les caractéristiques)

Grimoire :

Ecole d’opposition : Charme/Enchantement

Niveau 0 (5/jour) :
-Détection de la magie
-Lecture de la magie
-Lumière
-Rayon de givre
-Fatigue
Niveau 1 (5/jour) :
-Armure du mage
-Contact glacial (x2)
-Monture
-Déguisement
Niveau 2 (4/jour) :
Image miroir
Nuée grouillante
Baiser de la goule
Cécité/Surdité
Niveau 3 (3/jour) :
Convocation de monstres III
Eclair
Baiser du vampire
Niveau 4 (2/jour) :
Invisibilité suprême
Animation des morts

Apparence :

Maigre, un peu voûté, la peau ridée, la barbe et les cheveux longs et blancs ; l’âge pèse sur les épaules de Manfred. Il est toute fois loin d’être grabataire. Il lui reste de la vigueur et il le montre. Même s’il s’est un peu tassé avec les années, il conserve une taille respectable. Son visage d’octogénaire n’est pas désagréable avec son long nez pointu et ses yeux couleur noisette qui témoignent quelque peu de son intelligence. Le nécromancien prend soin de son apparence sans néanmoins perdre des heures entières à s’en occuper. Sa barbe et ses cheveux sont bien peignés et il se vêtit confortablement. Il porte généralement une ample robe de mage bleue et blanche ainsi qu’un chapeau pointu typique de sa profession. Enfin, il s’appuie sur un bâton noir aux extrémités argentées et surmonté d’un petit croissant de lune lui aussi argenté.
Quand Manfred pratique des activités illégales, il se déguise par le biais de la magie ou adopte une tenue vestimentaire plus discrète.

Caractère :

Manfred est profondément maléfique mais il est bien difficile de le remarquer. Il est aimable avec tout le monde et fait preuve d’une grande patience. Ses colères sont aussi rares que violentes. Il ne sourie pas souvent et d’une manière générale, il semble un peu triste mais il n’est pas renfermé, il lui arrive de rire et il ne rejette pas l’humour des autres. Quand il ne fait rien, il devient vite pensif. Il semble bienveillant et attire aisément la confiance des autres. Mais tous cela n’est qu’une façade.
Le nécromancien a apprit à cacher au fond de lui sa véritable nature. Il est près à tous pour mener à bien son sinistre et obsédant projet qui consiste à obtenir la vie éternelle. Il a peur de la mort et ne supporte pas de vieillir. Il n’a aucun respect pour la vie des autres et il déteste particulièrement les enfants et les elfes à cause de leur jeunesse. Il lui arrive parfois d’être exaspéré par l’échec de l’une de ses expériences et il est alors capable de commettre des actes cruels rien que pour se calmer. Il reste toute fois quelqu’un de très prudent et de réfléchit.

Familier :

Le familier de Manfred est un corbeau nommé Bataki. Ce sinistre oiseau au plumage noir, aux yeux jaunes et au bec gris est capable de s’exprimer en langue commune, ce qu’il n’hésite pas à faire. Il est naturellement tout aussi maléfique que le nécromancien et il constitue d’ailleurs un interlocuteur des plus agréable pour ce dernier. Toute fois, Bataki a tendance à être plus joyeux et blagueur que le vieillard dont il se moque parfois modérément.

Objet magique possédé par Manfred :

Bâton +1

Barrière Mentale
Un anneau en or massif finement ouvragé. Son porteur est immunisé en permanence contre les sorts « détection de pensées » et « détection du mensonge », ainsi que contre toutes les tentatives faites pour déterminer son alignement par magie.

Biographie :

Manfred von Rabenhaus naquit un soir venteux d’automne, dans une confortable demeure située à la Porte de Baldur. Sa noble famille possédait une fortune respectable ainsi qu’une petite notoriété au sein de la vaste cité. Voilà qui prémunissait l’enfant d’une existence difficile et il put donc grandire paisiblement. Turbulent et espiègle, le jeune Manfred donna bien des tourments à ses parents et à son précepteur. Faute d’avoir un frère ou une sœur avec qui jouer, il avait prit quelques mauvaises habitudes, comme cacher l’argenterie dans tous les recoins de la maison ou encore, confondre le chat avec un jouet. Il appréciait particulièrement les promenades dans la ville mais il se serait bien passé de l’étroite surveillance dont il faisait l’objet. Déjà tout petit, il voulait voir le monde et son goût pour l’aventure n’allait pas disparaître, au grand dam de son père. Toute fois, ce dernier eut d’abord bien des occasions de se réjouir de son fils.
Après que le matou traumatisé est fini par déserter la demeure, l’enfant se trouva un autre loisir assez inattendu compte tenu de son caractère actuel. Il s’agissait de s’instruire. Lui qui faisait précédemment tous pour échapper aux leçons du précepteur, il fit subitement preuve d’une assiduité exemplaire. L’apprentissage fut donc des plus aisé et il apparut rapidement qu’il était doué d’une grande intelligence. Sa curiosité semblait ne pas avoir de limite. Après qu’il eut apprit à lire, rares étaient les moments ou il n’avait pas un livre entre les mains. Il ne ressemblait plus du tout au tourmenteur de chat et au cacheur de cuillères qu’il avait été. Manfred ne tarda pas à connaître les moindres détails de l’histoire de sa famille, une histoire qui comptait quelques hauts faits amplement détaillés et mis en valeurs. Cela contribua certainement à attirer son attention sur une certaine Bathilda Von Rabenhaus qui fut en son temps une talentueuse divinatrice. L’art de la magie, voilà quelque chose qui fit rêver l’enfant, sans compter que dans l’ouvrage qui mentionnait Balthilda, cette discipline rimait avec l’aventure. C’était décidé, Manfred apprendrait à jeter des sorts.
Son père accueillit son projet avec enthousiasme et dés qu’il fut en âge, il intégra donc un collège de magie. Il constata immédiatement que l’aventure n’avait pas sa place dans le rigoureux enseignement qu’il devrait suivre mais qu’a cela ne tienne, il avait soif de savoir. Assimiler la théorie de la magie profane, apprendre les gestes et les mots mystiques, utiliser les mécanismes de cet art si complexe et grandiose, tous cela plu grandement à Manfred. Ses études devinrent presque une obsession. Parcourir de vieux grimoires devint une banalité dont il ne se lassa pas. Il participait également volontiers à des débats d’idées avec ses comparses et arrivait souvent à imposer ses opinions. Nul doute à avoir, il avait l’étoffe d’un mage. Au fur et à mesure de ses études, il s’intéressa particulièrement à la divination. Cette école de magie le fascinait plus que les autres. Bathilda était certainement un peu responsable de cela et puis, la divination permettait d’apprendre bien des choses.
Voilà le jeune homme, qu’était désormais Manfred, diplômé du collège de magie. En quittant l’établissement, il savait déjà ce qu’il allait entreprendre maintenant qu’il était libre. Il allait approfondire ses connaissances magiques et il le ferait en vivant des aventures. Quoi de mieux que de réaliser son rêve d’enfance tout en nourrissant son insatiable esprit ? Il n’avait encore jamais quitté la Porte de Baldur, il fallait remédier à cela. Hélas, cette fois, le magicien n’obtint pas l’accord de ses parents. Sa mère craignait pour sa vie et son père ne voulait pas le voir « jouer au héros ». Manfred ne perdit pas de temps en palabres. Constatant qu’il serait plus que difficile de négocier, il ignora tout simplement la ferme interdiction parentale. Il partit de chez lui comme un voleur et emporta de plus une quantité d’or conséquente. Inutile de préciser que son père n’apprécia pas vraiment cette initiative. Le jeune homme se rendit à Bérégost et chercha à glaner dans les auberges des informations sur l’éventuelle présence d’un groupe d’aventuriers dans les environs. Avec un peu de persévérance, il trouva ce qu’il cherchait et sa bourse bien remplie lui permit de vite être accepté. Alors commença pour lui une nouvelle vie.
Ha… le frisson du risque, le plaisir des enquêtes et des énigmes, la satisfaction d’un combat victorieux, la joie d’une belle trouvaille, Manfred ne fut pas déçu. Le destin lui épargna un triste sort et il ne garde de cette période, qui dura plus de deux décennies, que de bons souvenirs. On ne peut toute fois pas en dire autant de ses compagnons. En effet, le magicien s’intéressait avant tout à son propre intérêt et ceux qu’il côtoyait s’en rendaient vite compte lors des partages de butins ou pendants des affrontements ardus. On ne pouvait pas vraiment avoir confiance en lui et cela ne s’arrangea pas. Son premier groupe finit par le chasser après avoir fait la rencontre d’un mage plus appréciable. La deuxième compagnie que Manfred rejoignit quelques temps après aurait dut faire de même mais hélas pour elle, le magicien fit la preuve de son individualisme à un moment délicat. Lors de l’exploration d’une profonde caverne située au cœur de la forêt du Cri de Trole, Manfred préféra s’emparer d’un coffret prometteur et s’enfuire avec au lieu d’aider ses alliers qui en avaient pourtant bien besoin. Il fut le seul à quitter le sombre lieu mais il était désormais le possesseur d’un anneau magique dont il ne se sépara jamais. Satisfait, il continua sa vie d’aventure en solitaire avant de trouver un troisième groupe. C’est alors que quelque chose changea en lui.
Pendant toutes ses années, il avait fait main basse sur tous les livres et parchemins qui passaient à sa portée. Il avait poursuivit son étude de la magie en générale et de la divination. Cette école lui avait été fort utile et c’était d’ailleurs à cause d’elle qu’il était encore en vie. Déceler la présence d’un monstre ou d’un piège, lire les pensées de quelqu’un, c’était plus efficace qu’un bouclier. Manfred en était venu à vouloir se prémunir de tous. Alors qu’il bivouaquait dans un petit bois en compagnie de ses nouveaux compagnons, il fit un affreux cauchemar. L’événement de la caverne l’avait marqué. Il savait ce qu’il était advenu de ceux qu’il avait abandonnés. Il se réveilla brusquement et le ciel étoilé qu’il avait tant observé apparut entre les branchages. Il y vit son propre trépas. On ne pouvait fuir la mort. Elle rattrapait tout le monde et cette pensée effraya le mage. Voilà quelque chose dont il ne pouvait pas se protéger ou en tous cas, la divination ne le lui permettait pas, au contraire, elle soulignait cette terrifiante constatation.
Manfred ne désespéra pas. Il était toujours parvenu à ses fins et il n’y avait pas de raison que cela change. L’immortalité était pour beaucoup une utopie, pour lui c’était désormais un but. Quelques rumeurs circulant dans la région mentionnaient une source d’eau pouvant rajeunir ceux qui y boivent. Le magicien persuada son groupe de partire à la recherche de ce lieu fabuleux mais ils ne parvirent pas à le trouver. Les aventuriers suivirent alors pendant près d’un an la piste d’un pendentif rallongeant soit disant la vie de son propriétaire mais là encore, ce ne fut pas fructueux. Manfred changea de plan. Il se dit qu’il valait mieux chercher la solution dans une bibliothèque plutôt qu’en voyagent. Il quitta son groupe et se rendit dans plusieurs grandes villes de Féerûne. En retournant à la Porte de Baldur, il prit tout de même le temps de rendre visite à ses parents. Cela faisait bien des années qu’il ne les avait pas vus. Il ne leurs avait envoyé que quelques lettres et en avait reçu encore mois en raison de ses constants déplacements. Les retrouvailles furent brèves mais chaleureuses, le temps avait apaisé le conflit.
Les intenses recherches dans les livres laissèrent entrevoir à Manfred un moyen d’obtenir ce qu’il désirait. La nécromancie semblait être l’unique solution. Il n’hésita pas à approfondir ses connaissances en la matière et cela influença quelque peu son caractère. Lui qui n’avait déjà pas beaucoup de scrupules, il se sentait désormais prêt à tous pour fuir la mort. De plus, le fait qu’il ait à présent plus de cinquante ans et qu’il ait apprit depuis peu le décès de ses parents, ne fit que l’encourager à aller de l’avant sans se poser de question. Il devait obtenir l’immortalité avant que la vieillesse ne le terrasse, cela devenait peu à peu une obsession. Quand il estima avoir acquit suffisamment de savoir, le magicien passa de la théorie à la pratique. Il chercha tout d’abord à rajeunir des animaux par le biais de divers sortilèges et substances. Il ne parvint qu’à raccourcir drastiquement leur vie. Après quelques temps, il s’intéressa à la condition des morts-vivants. En devenir un était peut-être la solution. Il voulait savoir si leur esprit n’était pas altéré, si leurs sensations étaient convenables et si, d’une manière générale, leur existence était supportable. Il observa donc ses cobayes réanimés puis, pour obtenir des résultats plus probants, il commença à transformer en mort-vivant des créatures intelligentes telles que des orcs ou des gobelins. Le mage, qui était à présent bel et bien un nécromancien, ne fut pas convaincu et il changea l’orientation de ses recherches.
Plus le temps passait, plus ses expériences devenaient immorales. Le pire vint quand il décida de mettre au point un procédé pour subtiliser la jeunesse d’une personne afin de s’en nourrir. Selon Manfred, c’était le moyen le plus prometteur. Il se mit à kidnapper des gens et recherchait principalement des elfes et des demi-elfes pour leur grande longévité, mais il se contentait bien souvent de ce qui lui tombait sous la main, il fallait savoir être discret quand on entreprenait de tels projets. Les malheureux n’avaient pas la moindre chance de survivre à ce qu’ils enduraient dans le laboratoire du maléfique nécromancien. Ce dernier n’impliqua personne d’autre dans son plan, il ne faisait confiance qu’à Bataki, son sinistre familier corbeau qu’il avait invoqué au moment ou il commençait à suivre en grande partie les dogmes de Velsharoon, l’archimage de la Nécromancie. De nature prudente, Manfred mit tous en œuvre pour camoufler ses activités. Il utilisait ce qu’il savait de la divination pour s’implanter dans les villes. Il changeait régulièrement de lieu, avant qu’on ne le soupçonne de quoi que ce soit. Si quelqu’un le surprenait dans uns situation compromettante, il lui offrait une mort rapide ou s’en servait de cobaye. Grâce à tous cela, il n’eut pas à faire face à de gros problèmes même si une poignée d’individus se mit à le rechercher pour se venger de la mort d’un proche. C’est principalement pour cette raison que le sombre magicien, après avoir mené des expérimentations pendant près de trente ans, décida de quitter le continent pour se rendre à Hélonna. Il n’avait pas de temps à perdre en de futiles affrontements et puis, peut-être qu’une nouvelle terre apporterait de nouvelles solutions.